ATROPHIE DANS LES CHAUVES-SOURIS
rieure, de même que Texiguité-à laquelle sont rMuites les extrémités postérieures, sont des modifications réclamées impérieusement par l'acte du vol; car afin que le vol soit possible, il faut que le centre de gravité de l'animal se trouve sur la ligne qui réunit les épaules ou la base des ailes. Si les chéiroptères avaient leur corps comme à l'ordinaire, tel, par exemple, comme celui du furet ou des carnivores vermiformes, le vol leur serait impossible. Il leur faut un abdomen et un train de derrière réduit de tout ce qu'on peut retrancher, de manière que leur abdomen et leur thorax réunis en une masse , soient à peu près ovalaires, comme ceux du poulet et de tous les oiseaux en général. De plus, dans ceux-ci la concentration thoraco-abdominale est une exigence de moindre valeur que pour les chéiroptères. Car il y a bien peu d' oiseaux qui aient la tête entre les épaules comme l' hirondelle. Presque tous ont un cou plus ou moins long qui porte la tête en avant, celle-ci devient un contrepoids qui va former équilibre aux parties postérieures, c'est-à-dire aux jambes, souvent robustes et charnues. Les chéiroptères, à les voir, on les dirait presque sans cou, et par là il leur est interdit comme aux hirondelles, toute possibilité d' un fardeau postérieur, ou plus précisément d' un abdomen volumineux et allongé, et des jambes développées, robustes et charnues. Si ces particularités , que nous venons de signaler , sont des conformations qu'on dirait négatives, à l'égard du vol, on a des formes plus directement positives. Telle est la caisse thoracique, ample, volumineuse et postérieurement très-