‹ La théorie darwinienne et la création dite indépendante: Lettre a? Ch. DarwinChapitre 87 sur 129 · ATEOPHIÊ DANS LES CHAUVES-SOURIS · texte numérisé non relu

ATEOPHIÊ DANS LES CHAUVES-SOURIS

évasée (1) et les côtes dont elle se compose, grandes, puissantes, et le plus souvent, tellement dilatées, que les intQTvalles qui restent entre elles sont linéaires. D'où il résulte que la surface présentée par la caisse thoracique aux muscles moteurs des ailes est très-spacieuse, trèsrobuste et unie; le sternum en général entièrement ossifié à sa tête supérieure, ou le manubre, est très-développé. Presque toujours il se dilate transversalement; il présente par là deux bras puissants aux clavicules; d'où l'on connBït que cela fournit auk clavicules des points d' appui aussi forts que possible. D'autres fois la dilatation des côtes s'étend encore davantage; et chez les Rhinolophus elle prend un maximum d'évolution, de manière à constituer une surface osseuse dilatée à la partie supéroantérieure de la caisse thoracique, qui rappelle un prin-

(1^ La caisse thoracique du Pteropus marginatus a son grand diamètre antéro-postérieur égal à la longueur complessive de la région abdominale et lombaire jusqu' à T origine du coccyx. La grande capacité de la caisse thoracique des chauves-souris se trouve en accord avec T action du vol d'une autre manière; car Chabrier signale justement que les poumons des chauves-souris sont presque aussi étendus que ceux des oiseaux, et de plus qu' ils peuvent empêcher la sortie de r air intérieur {Mémoires du Muséum T. 6. p. 446). De là une grande introduction d'air nécessaire au vol dans le corps de ces animaux dont quelqu'un jouirait de la singularité qu'on lit dans la cyclopédie de Todd, Vol. 1. p. 599. € In the genus Nycteris a curious feculty isobserved, namentli the power of inflating the subcutaneous tissue vith air etc. »

Page 1