MÉTACARPE DES CHÉIROPTÈRES
contre les coups du dehors, par sa grande branche externe qui s' appuie contre le trapèze dont Y apophyse postérieure va s' enclaver dans la sinuosité du scaphoïdo-luné ?
Je ne puis poursuivre plus loin cet examen qui présenterait, j'en suis sûr, des preuves plus approfondies, que tout ici est prémuni, et solidement sans doute, contre des coups de côté; qui du reste semblent réellement être les coups les plus ordinaires et les plus répété dans l'acte du vol. Car pendant qu' ont lieu les percussions itératives des ailes sur les colonnes atmosphériques, l'action de celles-ci est bien de haut en bas pour le soutien de l' animal; mais elle est aussi d'avant en arrière afin que l'animal puisse avancer d'arrière en avant (1). Donc l'effort qu' exécutent les tiges , est un effort oblique , intermédiaire entre le vertical, et celui de progression d'avant en arrière; mais il me semble qu'une plus grande importance appartient à cette dernière action. Le vol des chéiroptères est une véritable jeu de rames dans un fluide dont la densité vaut pourtant quelque chose pour le soutien du petit corps de l'animal, qui est en proportion de la surface membraneuse comme 1 h 8. Les quatre métacarpes externes étant donc soumis à supporter à chaque coup d' aile des efforts de latéralité de derrière en avant, la forme, d'ailleurs si remarquable des têtes mêmes métacarpiennes . et aussi des
(1) Chabrier avait déjà signalé pour les ailes en général, le mode de percussion qu'elles exécutent sur les colonnes aériennes , c' est-à-dire obliquement afin de pousser par là le volatile en avant dans la direction de la résultante des forces {Mémoires du Muséum T. 6, p. 425).
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éléments carpiens reste bien intelligible, car son effet est de prémunir Tartus alaire des chéiroptères contre des coups de côté.
Supposons que je n'eusse pas prévenu mon lecteur par la description des formes osseuses du carpe des chéiroptères. Alors un examen soigné du mode de fonctionner de Tailo de ces animaux le porterait à une déduction inévitable. C'est-à-dire que — dans le carpe des chauves-souris doivent dominer les contrastes contre les coups de latéralité. —
Dans le labyrinthe de contrastes et de réactions de ce petit carpe au but de décomposer les efforts qui tombent sur l'aile, il y en a sans doute d'autres que je ne saurais signaler à présent; et notamment ceux qui sont dirigés à braver les effort de torsion qui vont tomber sur la main par les commotions irrégulières de V atmosphère pendant le vol, et ceux qui dépendent des mouvements du pouce. La grande base de celui-ci chez les Ptéropus qui insiste sur le trapèze et encore directement sur le scaphoïdo-luné, montre de combien de résistance ont-été fournies même ces parties du carpe.
Un caractère fondamental, et en même temps plus éclatant des chéiroptères, est, comme nous avons eu occasion de signaler maintes fois , la disposition et la longueur des métacarpiens. Divergents et ouverts dans l'action du vol, ils sont rapprochés et recueillis en un faisceau pendant le repos. Il est important d'examiner comment a lieu la divergence des tiges alaires; car il est
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remarquable qu'ils ont une divarication très-prononcée, sans pourtant rien ôter de la force qui leur est nécessaire de tirer de leur base des appuis réciproques.
Il faut dire d'abord que l'insertion des quatre métacarpiens sur la plaque osseuse du carpe, ne se trouve ni sur un même niveau, ni dans une même série. Si l'on prend en effet, comme nous 1' avons avancé ailleurs, r axe de r articulation radio-carpienne, comme base de la main, on voit que le cinquième métacarpien est placé le plus bas tandis que les autres sont graduellement plus élevés jusqu'à l'index qui est le plus haut de tous. La série de ces bases, en outre, forme presque un quart de cercle; le cinquième se trouve en dehors de la main tout près du scaphoïde, tandis que le deuxième et le troisième sont au devant du carpe.
La divergence des quatre tiges métacarpiennes pourrait bien se faire par une divarication réelle, comiïie des baguettes enfilées dans un petit cercle (1). Les tiges se trouveraient toujours ouvertes ou pressées dans un même plan. Il en serait comme de quelques doigts de la main de l'homme ou du pied des oiseaux, qui peuvent bien s'éloigner ou se presser dans le même plan. Mais cet éloignement d' un doigt à l' auti'e a lieu sous l' action des muscles divaricateurs, qui impriment un mouvement à des doigts dont la base est arrangée pour ce genre de mouvement. Dans ce cas on trouve d'ordinaire placées au seiTice de chaque doigt, quatre sortes de rausclçs; un divaricateur,