‹ La théorie de l'homme moyenChapitre 11 sur 65 · L HOMME MOYEN PHYSIQUE : LES TAILLES · texte numérisé non relu

L HOMME MOYEN PHYSIQUE : LES TAILLES

telles, c'est-à-dire que le.urs effets se détruiront au terme'.

En somme (et sauf, nous le verrons, en ce qui concerne le développement de nos connaissances scientifiques, et le pouvoir qu'elles nous donnent de modifier la nature, même la nôtre), Quetelet a cru qu'il y avait dans la nature des types déterminés et immuables ^ Les différences de climat, de milieu, d'habitudes et d'institutions peuvent sans doute les modifier, leur imprimer de nouveaux traits définis : mais ce ne sont là que des « causes variables » d'écart du type, qui agissent en des sens opposés, et ne peuvent modifier le résultat final de l'opération de la nature, savoir la conservation du type ^. Toutefois, cette définition des causes variables est relative : pour chaque pays, pour chaque climat, pour chaque époque, pour chaque âge, il y a en effet des types, également immuables, ou qui ne varient que d'une façon très insensible. Ce qui est cause variable dans un groupe étendu devient donc cause constante dans un groupe plus resserré*. Quant

1 . « Pour prolongé que soit le désordre, il est embrassé lui-mêrae dans la loi des grands nombres ; certaines boules sont dessus, vous les verrez dessous un autre jour ; l'homme peu soigneux à faire le mélange aura un successeur plus consciencieux, ou dont la négligence, qu'il faut prévoir, profitera à des combinaisons nouvelles; tout, à la longue, se compensera. » Bertrand, loc. cit., XXXI, à propos de la loi des grands nombres de Poisson.

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