‹ La théorie de l'homme moyenChapitre 16 sur 65 · L HOMME MOYBN PHYSIQUE : LES TAILLES · texte numérisé non relu

L HOMME MOYBN PHYSIQUE : LES TAILLES

tout cas, la connaissance de la nature et des proportions (lu corps, en moyenne, chez les hommes au milieu desquels nous vivons, et surtout des « limites entre lesquelles on peut les faire varier sans cesser d'être vrai», sontdes conditions du travail artistique. Mais, en dépit de ces réserves, Quetelet insiste sur l'identité des proportions du corps à travers le temps telle qu'elle lui paraîtressortirde l'étude des statues des Grecs. « Tout tend à établir. . . que le type humain dans nos climats est identique avec celui qu'on déduit de l'observation des plus belles statues anciennes*». D'études sur quelques Indiens et quelques Chinois, il conclut : « Malgré l'infinie variété qui caractérise les races d'hommes, on est forcé de convenir que cette variété réside bien plus dans les relations de forme que dans les relations de grandeur... Les grandes proportions varient en effet très peu chez l'homme... Les grands linéaments de l'espèce humaine paraissent à peu près les mêmes pour les différents pays et pour les différentes races » ^ Ainsi toute cette partie de la théorie de Quetelet, qui se suffit à elle-même en tant qu'explication des caractères physiques de l'homme, consiste en la reconnaissance d'un accord entre l'expérience et la théorie mathématique des probabilités. En fait, dans un jeu de hasard, sur un grand nombre de parties, les tirages se répartissent suivant leurs « chances » respectives, et permettent donc de reconnaître celles-ci: à côté de la probabilité a priori, il y a une probabilité a po?;terioriMQ.m une série de mesures d'une même grandeur se répartissent autour d'une moyenne très régulièrement, et conformément à la loi des probabilités,

Page 1