‹ La théorie de l'homme moyenChapitre 33 sur 65 · Physique sociale, t. I, p · texte numérisé non relu

Physique sociale, t. I, p

k.Ibid. p. 100. « On dira peut-être que l'esprit d'un prince conquérant peut causer des fléaux immenses... Ce sont des modifications passagères, des années malheureuses... Encore faut-il observer qu'un prince n'agit pas comme individu, mais comme représentant de toute une nation qui le met en état d'agir dans des limites plus ou moins larges » (p. 108, note).

de la volonté humaine, les faits se passent avec le même ordre et quelquefois avec plus d'ordre encore que ceux qui sont purement physiques». » Il dit encore : « Il me semble que tout ce qui se rapporte à l'espèce humaine considérée en masse est de l'ordre des faits physiques ; plus est grand le nombre des individus, plus la volonté individuelle s'efface et laisse prédominer les séries des faits généraux qui dépendent des causes générales par suite desquelles la société existe et se conserve. Ce sont ces causes que nous cherchons à déterminer, et quand nous les connaîtrons nous déterminerons leurs effets dans la société comme nous déterminons les effets par les causes dans les sciences physiques ^ »

L'étude des mariages ou, comme on dit maintenant, de la nuptialité, nous introduit dans la statistique morale. A la différence des naissances et des décès, ils paraissent en effet dépendre du libre arbitre bien plus que de lois naturelles nécessaires et comme d'une fatalité externe. D'autre part, ils doivent retenir d'autant plus l'attention du savant qu'il s'agit ici de faits « qui sont rigoureusement comparables entre eux, et dont l'énumération est aussi complète qu'on peut le désirer^ ». Or, on remarque que « le mariage, qui se contracte le plus souvent dans les circonstances en apparence les plus capricieuses et les plus fortuites... suit une marche si régulière que les nombres annuels se reproduisent avec une constance plus grande que

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