‹ La théorie de l'homme moyenChapitre 40 sur 65 · Ibid., t. II, p. 287, en note · texte numérisé non relu

Ibid., t. II, p. 287, en note

près le môme que celui qui existe entre les forces de l'homme et celles de la femme ». Si les femmes commettent si peu de crimes contre les personnes, seraitce donc surtout faute de forces?

« Il faut, pour commettre un crime, qu'on réunisse ces trois qualités essentielles : le vouloir, qui dépend de la moralité, l'occasion, et la facilité d'agir. Or, ce qui fait que la femme a bien moins de penchant au crime que l'homme, c'est qu'elle est surtout retenue par le sentiment de la honte et de la pudeur quant au moral, par son état de dépendance et ses habitudes retirées quant à l'occasion, et par sa faiblesse physique quant à la facilité d'agir*. » Quelquefois, ces trois « freins » agissent ensemble, par exemple dans le cas des viols et des attentats à la pudeur. Dans les empoisonnements, le nombre des accusés est à peu près le même pour les deux sexes. « Quand, pour détruire son semblable, il faut avoir recours à la force, les femmes accusées deviennent moins nombreuses, et leur nombre diminue d'autant plus qu'il faut aller chercher sa victime plus loin et plus ouvertement. Aussi ces sortes de crimes se produisent dans l'ordre suivant : infanticides, avortements, parricides, blessures envers ascendants, blessures et coups, meurtres'-'. » L'ordre décroissant des vols commis par les femmes est le suivant : vols domestiques, vols dans les églises, vols en général, vols sur les chemins publics.

En somme « la différence de moralité entre l'homme et la femme est moins grande qu'on ne le pense généralement, excepté sous le rapport de la pudeur ».

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