‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 119 sur 361 · Tr., c i5, p. 1 II = fr. XL · texte numérisé non relu

Tr., c i5, p. 1 II = fr. XL

2. On verra phis loin [infrà, p. 228) qu'Oresme réprouve absolument l'emploi d'un billon d'or (Tr. , c. 5. p. 48 ^ fr.XVl). On peut donc s'étonner qu'ici il seral)le en réglementer la fabrication : cette diflicullé rend plus probable encore l'iivpotlièse d'une simple erreur de copiste dans le texte français.

2. Nat, de Wailly, Mémoire sur les varialmis de la livre tournois, dans « Mém. S. H. de Paris », t. XXL 2^ p., p. 02.

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226 LA DOCTRINE d'oRESME

§ 3. — La monnaie de billon

Les métaux précieux ne peuvent suffire purs à la circulation. Trop rares, et par conséquent trop chers, ils ne conviennent pas pour les achats des menus objets de la vie courante. Le moins rare des deux, l'arg^ent, ne se trouve pas encore en abondance suffisante relativement à la masse des richesses naturelles [non satis est competeiiter de arge?ito, seciindum proportioneni divitiarum naturalium) (2). La petite pièce d'argent qu'il faudrait donner pour une livre de pain serait d'un volume trop exig-u pour circuler aisément.

On a été ainsi amené, remarque Oresme, à allier les métaux nobles à une matière inférieure (4). De là est venue la monnaie de billon, la tierce noire mixte, comme il l'appelle, qu'on utilise dans les faibles transactions. Cette mixtion est utile pour les paiements modiques {est congriia pro minimis mercatiiris) (5) elle est même

1. Tr, c. 3, De diversitate monelarmn et tnixtione, p. 96 = fr. XIV; c. i3. De midatione monetarum, p. loi = fr. XL. Rien encore dans les Traductions.

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