‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 129 sur 361 · Tract., c. 18, p. 120 ^=fr. LV · texte numérisé non relu

Tract., c. 18, p. 120 ^=fr. LV

Bridrey J6

de poids « si comme sont cicle, et sont livre, denier, maille et plusieurs autres », qui furent « imposez et attribuez a monnoye anciennement par g-rant et excellent mistère » (ij, et qui contiennent et représentent « grans secretz de nature » (2). Donner à des espèces altérées ces noms qui « dénotent le prix, le pois et la valeur » c'est fausseté et mensong-e, c'est « appellation faulse et scandaleuse » (3). [llud enim vocatiirlibra,quod in veritate non est libra. Et de ces « sophistications », le théologien qu'Oresme reste par-dessus tout, ajoute que l'Ecriture à enseigné qu'elles sont en abomination auprès de Dieu « Pondus et pondus^ mensnra et mensura, utrunique abominabile apiid Deiini » (4).

Ce serait mentir à son propre seing- « Car on mect au denier l'image et la subscription de par le prince, à signifier et donner à congnoistre la certitude du pois, qualité et bonté de la matière... Ainsi doncques, se la vérité ne respondoit au pois qualité et bonté, il apperroit tantost, que ce seroit une faulsete très ville, et déception frauduleuse». Le faux même se doublerait d'un parjure, puisque le plus souvent la monnaie porte le nom de saints personnages, l'invocation de la divinité, ou le sig-ne de la croix. Toutes les « laides choses » toute les <t faulsetés » donc, en une même action ! « Et qui, s'écrit Oresme, dans une addition du texte français^ qui seroit donc celluy, qui en prince qui auroit diminué le pris ou la bonté de la matière ainsi fig-uree de son propre signe,

1 . La Politique d'Aristote, l. I., c. 10. Glose, La matière estait (longues, f» X\11I, \° .

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