‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 182 sur 361 · Eustrat., inlihr. Elliic.,\, 5, lilt. i · texte numérisé non relu

Eustrat., inlihr. Elliic.,\, 5, lilt. i

5. « Denarii non s'nit adinvenli a naturà, sed per quaradara experentiain et ai'tem .suiit introdiirli » (D. Tliomas, iii iibr. Polit,, I, 7, lilt. a.).

4. « Non naturà est, sed positione. hoc igitiir uomisnia vocatur » (AUk in Ethic, Y, c. 2, litt. d.).

Le g"erine élait bien certainement dans Aristole : (( in potestate nostra est eam reddere inutilem » ( r). Mais les commentateurs ont été beaucoup plus loin. Euslrate déjà insistait. La monnaie n'est rien par elle-même (nihil valet). Si la convention qui seule la soutient vient à être modifiée, elle tombe au rang- des objets inutiles {jftctatur et decidit) (2). Albert tire la conséquence : c'est que la convention qui peut annihiler la monnaie peut aussi en aug"menter ou en diminuer la valeur, puisque qui peut le plus peut le moins (3). Et avec saint Thomas, la doctrine tourne nettement vers l'application dans le sens du droit féodal. Puisque, si la volonté des hommes vient à changer, le denier peut devenir de nulle valeur, puisqu'il n'offrira plus alors aucune utilité, il faut donc dire, semble t-il, que c'est la volonté du prince, interprète de celle du peuple, qui le crée et lui donne la valeur (4). Et Burleigh poussant jusqu'au bout l'idée, en arrive à proclamer, sur les paroles mêmes d'Aristote, la justification des procédés féodaux : In potestate nostrn, scilicet in potestate principis est matare denarios, et reddere eos inutiles (5). On voit le chemin qu'a pu faire chez les commentateurs la pensée d'Aristote.

A un autre point de vue, ils ont plus heureusement développé une indication assez vag'ue d'Aristote sur les

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