I. Ethic, V, 5, I 1 1 (Antiq. transi.. Y, lect q, litt. c
:>. « Itiutilis prorsus nuinrni usus ev.idel » (Eustrat., in libr. Ethic . V. 5, lilt. c).
5. t In potestate nostrà est addere et rninuere » (Alb. in Ethic, V, c. a, litt. c).
4- « Transmutatâ homiiuirn dispnsilione, denarii nullius siint pretii, nec aliquid afferunt ad utilitatem vit;p, piita si placeat régi vel communitati ut non valeant » (D. Tliomas, in libr. Polit., I, j-, Htt. g.k.).
f). Biirlfpus, //( Ethic, V. 5. litt. c.
variations de valeur du métal [patitnr et hoc idem) (i). C'est Albert qui ici se montre incomparablement supérieur. Eustrate avait déjà arrêté le sens : « Interdum raultum, interdum parum valet » (2). Albert en tire un développement très intéressant, où il paraît avoir bien aperçu la double cause qui fait varier le numéraire, l'abondance des choses elles-mêmes, et la variation dans les besoins de l'homme (3). C'est là une idée très remarquable pour cette époque, où la tendance est si forte à croire à la valeur absolue des choses. Ni saint Thomas d'ailleurs, ni Burleig-h, n'ont cru devoir suivre Albert dans cette voie. Oresme lui devra au contraire une de ses g-loses les mieux venues (4 .
Enfin, sur mot le Jidejussorfuturae necessifatis, les commentateurs ont, en développant l'idée à peine indiquée par Aristote,dég'ag"é. semble-t-il. la notion de la monnaiecapital. Albert insiste particulièrement sur cette idée, que la monnaie garantit le besoin futur, qu'elle peut se conserver pour un usage différé. Il définit, dans tout son commentaire, aussi souvent la monnaie par cette fonction que par celle de mesure (5).
En tout cela, les commentateurs ont évidemment accru, élarg^i la pensée d'Aristote. Ils l'ont dépassée aussi