‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 197 sur 361 · Les Politiq., VII, 10, f» XL, r · texte numérisé non relu

Les Politiq., VII, 10, f» XL, r

8. Les Politiq., VII, 10, f*^ XL, r". Nous relevons aussi une singulière similitude d'expression avec un passage d'André d'Ysernia.« liem mulli reges, prascipue cum habent necessitatem, uptote gnerram in régna suo, faciunt monetam vilem, quia propter bonum commune, quod praefertur privato, accipiet in casu necessitatis res subditorum, si aliud non habeat » (And. Yserniae, in Usus feuilonim, tit. Quie sint regaliae, éd. cit. , p. 74^)- Cf. Traictie, GXXII, p. LXV.

Bariole qu'il veut parler, quand il fait allusion à des doctrines qui réservent le droit souverain de l'empereur sur les monnaies, ou bien quand il nous dit, dès le Prologue, que certains soutiennent que le droit de muer peut appartenir à certains rois et princes « de jure vel privilegio » (i). Mais comment se ferait-il que lui, si prodigue de citations sur le moindre objet, ne se soit pas prévalu des arguments et de l'autorité que les grands noms de l'école bartoliste pouvaient apporter à sa conception de la monnaie-marchandise? Pour nous, la vérité est qu'il ne les a point connus (2). Et l'on peut s'autoriser sur ce point d'un argument de date assez pressant. En [355, à l'époque de la rédaction du Traité, la doctrine romaniste était bien courte encore. Bariole ne devait pas être connu déjà par delà les monts, et la glose d'Accurse n'avait pas, semble-t-il, à elle seule éveillé l'attention.

En somme, à notre idée, la formation d'Oresme est uniquement, pour le fond, aristotélicienne. L'influence d'Aristote d'ailleurs est chez lui avouée et inconstestable. Aux Ethiques^ aux Politiques^ ses idées ne sont que la g-lose et l'explication du texte du maître ; au Traité même, c'est sous le couvert des « raisons d'Aristote » qu'il a produit sa propre doctrine. En même temps que d'Aristote d'ailleurs — d'Aristote connu, comme nous

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