‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 233 sur 361 · Ordonn. du 22 août 1358 ilil · texte numérisé non relu

Ordonn. du 22 août 1358 ilil

3. Ordonn. du 5 août 13Ô8 (III, "x.^i). Cf. Vuitry, op. cit., p. 290.

réduit aux expédients abandonnait aussi la monnaie des Etats, faisait frapper pour son compte la monnaie 54^ ordonnée par le dauphin à Compiègne, puis, en juillet, une monnaie 64'^ (i).

Après le retour à Paris, et le rétablissement de l'ordre, il fallut bien cependant que le dauphin songeât à tenir les eng^ag-ements pris envers les Etats de Compiègne. Le 22 août, il rétablit une monnaie forte : il n'alla pas toutefois, comme il l'avait promis, jusqu'à rétablir l'ancien pied 28" ; il s'arrêta au pied 32', qui lui laissait encore un assez beau bénéfice, 3 1. 5 s. sur l'or, 1 1. 4 s. i d. seulement sur l'argent (2).

Les circonstances d'ailleurs étaient bien chang-ées. La révolte de Paris étouffée, le dauphin se trouvait le maître et il le fit bien voir. La tentative de rétablissement de forte monnaie ne dura g-uère. Dès le 3o octobre, une fois affermi à Paris, il prétexte que l'aide accordée ne peut suffire « aux grans et innumerables mises », qu'il a à supporter, etqu' « il ne peut bonnement finer se nestoit par le domaine, revenue du proffit et emoluement des mpnnoies ». Et après cette déclaration de principes, qui est comme un défi aux réformateurs, il porte à nouveau le cours des espèces au pied 45'', sans c/iartf/er 1rs coins, « ne mectant en iceulx aucune diffreence » (3). Par là, le bénéfice, qui n'était que de i 1. 4 s- environ, bondit à 3 1. i5 s. par marc d'arg-ent, environ moitié, puisque le marc n'est plus payé alors que 7 1. Et dès lors, pendant deux années, toute idée de réforme est. absolument abandonnée ; du pied 45", on passe en quelques mois au pied

1 . Celte frappe de Marcel est rappelée dans l'Ordonnance du 24 septembre I3ôS(\l\, aSj). Cf Benoist, op. cit., p. Si ; ^'ui^ry, op. cit., p. 2()'i, n . 2.

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