Ibidem
2. Continuât, de Nangis. éd. cit., p. 856 ; Annales de France, dans dom Félibien, f/i.s^. de Paria, I, 667.
LA LUTTE POUR LA MONNAIE DROITE 50o
fin de juin; au milieu de juillet il est à CaFais, el une première partie de la rançon (/joo.ooo écus) peut être versée; le 25 octobre, les otag-es étant livrés, le roi est libre. Or, dès que l'horizon s'est éclairci, les monnaies ont redescendu. A partir d'avril i36o, on est revenu successivement au pied (Kf, 70*", 60"; et après une alerte en août, les espèces sont au pied .33«( i). quelles conservent jusqu'en décembre. Mais après la délivrance du roi, et avant même qu'il fût arrivé à Paris, le samedi 5'' jour de décembre, est criée et publiée à Paris la forte monnaie, « cest assavoir un franc d'orque l'on fist lors nouveaux, pour 16 sols par., un royal pour i3 s. 4 d. par., et blancs neufs qui furent lors faiz, pour 12 d. par. » (2). Oresme était revenu en faveur; le dauphin tenait la promesse faite tant de fois aux Etats. C'était le retour à la bonne et forte monnaie, et cette fois la réforme pouvait être durable.
1. Ord. 30 août 1300 (III, V^^)- Cf. Gr . Chroniq. de Fr., éd. P. Paris, VII, 21^..
2. Gr. Chroniq. de Fr., c. i55, éd. P. Paris, VI, p. 222. Il n'est pas sans intérêt de remarquer que ce cours de i5 s, ^d. par. pour les royaux est celui même que les Etats de décembre i555 avaient fait promettre ^u dauphin d établir après la paix. Preuve nouvelle du lien qu'il y eut entre la tentative commencée en i355 et la réforme définitive de i36o ; preuve nouvelle que toutes ces tentatives successives furent dirigées et conduites par des principes communs et vers un l)ut arrêté dès i555 (Y. Ord. 2S décembre JSô.'j, 2' partie, A. i'"'', IIl, p. 19).