‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 242 sur 361 · Traictie, c 11, p. XXIV-XXV = lat. CVIII · texte numérisé non relu

Traictie, c 11, p. XXIV-XXV = lat. CVIII

bien que constituant certainement dans l'ensemble une amélioration notable sur l'état de choses antérieur, bien qu'amendé lui-même par le remaniement du mois d'avril — restait encore fort loin d être parfait. Mais rinférêt véritable de la réforme n'était pas dans cette restauration extérieure des appellations; il était dans la restauration de la qualité intrinsèque des espèces ellesmêmes, dans le soin qu>3 l'on avait pris de leur attribuer une valeur légale répondant à leur valeur réelle.

b) Qualité des espèces

Oresme, nous le savons, veut qu en principe la monnaie soit faite de métal pur. Il n'admet l'alliage [niixtio] que dans les cas d'absolue nécessité, et pour les pièces inférieures seulement (i). En particulier il veut que la monnaie d'or soit pure de tout alliag-e, le billon d'or ne pouvant jamais être, comme il observe, nécessaire, puisque la monnaie d'argent en remplit justement l'office (2).

Le système monétaire établi en i36o répond parfaitement à ces principes. Les monnaies nouvelles sont frappées au plus haut titre, et sont véritablement de métal pur. La monnaie d'or créée erC décembre, le /rcr«c, est une pièce à 24 carats (3), c'est-à-dire, sauf peut-être la tolérance habituelle des monnayers, une pièce d'or pur. Pour l'argent, le système n'eut point, comme nous avons

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