‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 247 sur 361 · La valeur réelle, au pied 24®, eût été de 4 d- i · texte numérisé non relu

La valeur réelle, au pied 24®, eût été de 4 d- i

2. Ord. 26 février 1360-1361 « Nous avons entendu que les dites inonnoies blanches et noires n'ont pas esté ne ne sont bieji equipollées selon la valeur des francs d'or fin, et pour ce ne pevent iceulx florins demourer au prix de seize sols parisis, que nous leur avons donné, mais sont pris et mis d'un chacun pour XX sols paiisis, et pour plus. •» (111, 4^^9)-

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au marc du parisis ; on éleva de i d. i8 à '2 d. le titre du petit tournois (i), et, sans changer la taille du blanc à la fleur de lis, de 54 au marc, créé en décembre, on le mit en harmonie avec le nouveau système, en réduisant sa valeur de 10 à 8 deniers tournois (2). Les anciens petits tournois et parisis, qui furent conservés, étaient ramenés de I d 1/4 et i d. respectivement à i d. et 5/8 de denier tournois. La valeur du marc monnayé passait ainsi de 6 1. à 5 1. 5 s. seulement. Mais comme le prix de l'aroent métal avait lui-même diminué, et qu'on ne donnait plus aux hôtels que 5 1. du métal à 12 d. et 41- 5 de largent noir (3), la différence du marc monnayé au marc de métal ressortait encore à 5 sous par marc de fin, à 3 s. 4 d. et 4 s. 6 d. par marc allayé respectivement à 2 d. (petits parisis, et petits tournois) et à 2 d. 1/2 (doubles tournois). Les gros deniers, que l'on frappa alors pour la première fois, étant à 12 d.de loy, laissèrent tout juste 5 sous par marc.

C'était, comme on voit, une différence moindre encore qu'en décembre ; c'était à peu de chose près, la différence qu'Oresme lui-même avait reconnue comme \égi-

1. Ms. Fr. 4535 : « Du 20^ jour d'avril i56i jusques au 2® de mai i565... feist len pelitz deniers par. pour i d. p. la pièce, à 2 d. de loy argent le Roy, et de 14 s- de poix au marc de Paris, et fist len petiz d.t., pour 1 d.t. la pièce, à 2 d. de loy dud. argent, et de 16 s. 6 d. de poix aud. marc » (de Saulcy, op. ait,, p. 65).

2. Ord. 10 avril 1361 : « Art. 2. Item. Les blancs deniers aux fleurs de lis que nous avons fait faire el qui avoient cours pour 8 d. parisis pièce, ne soient plus pris et mis que pour 8 d. tournois;

Et les petits blancs qui avoient cours pour 4 d. t. ne soyent pris et mis que pour 5 den. t., etc. » {Ord. III, 484)-

3. Ms. 4533 : « Du 23° jour d'avril i56i jusques au 1'' de mai i365... donna len du marc d'argent noir, 4 1- 5 s t., et en blancs 100 s. (de Saulcy, op. cil., p. 65) Cï.Mand. 10 avril 1301 (Or</. III, 483).

lime (i), la différence que saint Louis avait prélevée autrefois. En évaluant, comme le fait M. de Wailly (2), à 65/ 1000 environ pour le marc d'or, à 72/1000 et 95/1000 respectivement pour le marc d'argent à 12 d. et 2 d., les frais de fabrication à cetle époque, on peut calculer que le bénéfice ne dépassait pas sur l'or 25/iooo, sur laryent 47/1000 et 3i/iooo par marc monnayé. Le g"ouvernement royal pouvait donc Jégitimement proclamer que les espèces avaient été a équipollées si justement et si loyalement les uns aux autres comme plus peult estre » (3), il pouvait se vanter lég'itimement d'avoir réduit à presque rien le profit de seig^neuriage, « lequel nous pourroit estre très grand, si comme chacun sait » (4). L'influence

1 . La différence indiquée au Traité est de 2 sols par marc d'argent (c. 7, p. XXIV-CII). Au chapitre 24 français (Tr., p. LXXIV) Oresme n'admet même plus qu'un sol. Mais il y a des hésitations, comme nous avons dit, dans cette rédaction. On ne peut s'empêcher de remarquer que le seigneuriage indiqué pour lor, six sols, est justement celui de l'argent dans cette période. N'y a-t-il point eu erreur des copistes ?

2. N. de Wailly, Recherches sur le système monétaire de saint Louis, dans Mém. Ac. Inscr., XXI, iSa.

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