‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 266 sur 361 · Mandement du G octobre 137 1 (Ord. V · texte numérisé non relu

Mandement du G octobre 137 1 (Ord. V

2. Est-ce à ces frappes clandestines des vassaux de la couronne qu'Oresme veut faire allusion dans le Traiclie, c. 5, p. XIX. Il e-'t remarquable qu'il n'était question de rien de tel dans les premiers textes latins. — En Normandie, M. Lecointre-Dupont a montré, par l'examen des types monétaires, que le roi de Navarre, comte d'Evreux, avait imité très exactement les écus d'or et les gros blancs de ]56o {op. cit., p. 38).

autres faites hors du royaume », il courait dans le type des florins d'or des imitations qui n'avaient pas moitié de leur valeur (i). Le faux monnayag-e se pratiquait dans les monnaies royales elles-mêmes ; les officiers des monnaies frappaient secrètement à un titre plus bas que le titre légal (2), trompaient sur le poids, prélevaient mille bénéfices illicites. Il fallait rejeter au creuset des pièces fourrées, instituer des commissions de réformateurs des monnaies (3), envoyer à l'improviste des visiteurs dans les hôtels. On faisait des exemples, à Mâcon, à Lyon, à Tournay, à Beaune (4-5). Quelques coupables étaient punis localement ; le mal continuait ailleurs.

En vain le roi, pour enrayer la disparition des espèces, défendait aux orfèvres de fabriquer de la vaisselle, de faire «joyaulx, ceintures, ou vaisselle pesant plus d'un marc ». En vain, pour arrêter le faux monnayage, il recourait aux mesures les plus rigoureuses, faisait publier « la bulle de Nostre saint père le pape contre les faulx monnayeurs » (6), les édits qui les condamnaient « a estre bouilliz en chaudière ». En vain il multipliait de terribles exemples, frappait des coupables haut placés, ordonnait même, malgré les clameurs de l'Eglise, et les privilèges du Saint-Empire, d'abattre et mettre au marc pour

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