‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 292 sur 361 · Scaruffi, Discorso, c. V (éd. cit., p · texte numérisé non relu

Scaruffi, Discorso, c. V (éd. cit., p

4. Idem, ibidem, Proœmio, p. j8. « E per cio ne sono causati, e tutto di ne nascono cosi gran disordini ne! far pagamenti tanto in stessa citta. . . e ne nasceranno de maggiori, se non vi ci provede. » Cf., presque termes pour termes, Oresme, Traictie, Le prologue du Translateur, p. III.

5. Antonio Sevra, Brere trattnlo délie cause che po^aono far abbundare li regni doro et dargento, dove non sono minière, dans ia même collection des Econoraisti classici italiani, t. P"' (On notera le ch. 4 de la 5^ partie, p. 140-1 Sg) .

6. Turbolo, Discorso sulle diminuzione délia lega délie monete del

INFLUENCE DOCTRINALE D ORESME

Montdiiari (i) dans l'analyse des causes qui ont fait préférer les métaux précieux, bien qu'inléiessantes à relever, ne sont pas des indices suffisants pour qu'on puisse affirmer un emprunt direct, d'autant que le plus souvent ces auteurs se sont montrés très réservés sur l'indication de leurs sources.

LesEspagnolsseraientcertainement beaucouppUis proches. Covarruvias (2) est, comme Oresme, un aristotélien. Il est surtout d'ailleurs un adversaire de la théorie hartoliste. 11 démolit avec un visible plaisir le pénible échafaudage bâti sur les textes romains, en faisant remarquer, avec une malicieuse insistance, que Bariole et son école n'ont rien compris au texte, que \e Justiim pondus de la loi est un poids légal quelconque, non point un poids naturel et légitime du denier (3). Il démonte ensuite

regno di Napoti (a'^ 162g), dans la même colltctioii,t. I*^''. Comparez p. i8p, ig5, 200, et Oresnie, Tract., c. J, VI, XXI.

1. G. Montanari, Brève irattnto dei valore délie mo)ielp, dans la même collection, l. III, p. 286. Comparez chap. II, p. 298 et Oresme, Tract., c II et III.

2. Didacus Covarruvias y Leyva, Veterum collatio mimismdturn, principalement le chap. 7 : De rautatione monetae quoad pondus et valorem ejus (dans Opéra, éd. Colonise Allobrogum, I, 808, et aussi, pour ce dernier chapitre, dans TracVitus tractatuum, t. XII, p. 220).

3. Voici comment il exécute les Bartolistes : « Secundo adducitur lextus in I. \^. C. de vet. nura. pot. XI, 10, quo in loco apparet, numismala esse utique cudenda et expendenda, debitura pondus habentia. Sed ea constitutio nihil aliud probat, quara quod nuraismata |)ublica percussa authoritate debent esse justi ponderis, nempe rjus ponderis, quod Ifgepublica fuerit delinitum : non tamen sequilur ex lioc, quod nuuimi sunt habiluri eumdera valorem, quem valet ipsa maleria ex qua luere signati.

Tertio, in idem lendit textus in 1. 2 C. eod. lit. de vet. num. pot, juxta Accursii interpretationeui, quic videtur probare, quod diminutis numismatis (|uoad pondus quidem, etiara eorura testima-

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avec la même aisance la construction des canonistes sur le canon Ouanlo(i;. Et quand il reconstruit, c'est, lui aussi, (( suivant la raison d'Aristote «^ en partant des deux passag^es des Ethiques et des Politiques. A cet égard, c'est l'œuvre d'Oresme qu'il recommence (2) Mais l'a-t-il connu directement ? Nous ne le croyons point. Ses citations — il n'est point sobre de citations — nous font connaître probablement toutes ses sources. Ce sont, avec les romanistes anciens, de l'école d'Accurse, saint Thomas pour le de regimine, Martin de Lodi, Gurtius Senior, Albert Bruno, Pelr. Bellug-a, Gabriel Byel (2). Oresnie

tio diiiiinuenda sil. Sed nec hic lexlus quidquam viget ; est elenimejus sensus secundum Barto., quod iiiinula aistimalione solidi, rninuilur iestimalio rerum qua- veiidiinUii- ad soliduiii, siout idem contiiigit, ubi a?sliiiiatio monet* augetur et crescit.

Quarto, hue pertinet 1. 5 eod. lit. G. de vet. nuin. pot , qua decisurn extat numismatum precia ubique debere eamdetn aestiraationem habere, denique et unifortnem. Sed et haec constitutio eo tendit, ut ubique eadeni sil œstimatin, idem sit valor ejusdem numismalis : non lamen sequitur ex hoc, quod tanti sit numnaus iestiuiandus pubhca authoritate, quanti testimatur ipsa raateria, ex qua conficitur » {op. cit.., c . 7, dans Tract. Tract., XII, p. 220, v").

1. Voici maintenant la condamnation des canonistes : « Quinto haec ipsa opinio deducitur ex ca. Quanto, X, de jurej. Quo in loco apparet, principem teneri omnino monetam cudere, et publicam facere ea lege, ut valor juxla pondus ei constituatur ; alioquin, si princeps posset pro sua libidine precium conslituere nummis quodcumque pondus auri vel argenli habentibus, juraraentum illud, quod tanto conatu Romanus Pontifex illicitum esse déclarât, minime foret uUa ex parte reprobum, etc. Ceterura, contrariam sententiam plurimuuj comprobat ratio ab Ai'istotele deducta » [op cit.., c 7, éd. cit., p. 220, v°) .

2. Il cite, c. 7, § 5 (p. 220) « Gab. Byel, in quarto Sentent, decis. i5, q. p, colum 2**, ibidem ». Nous n'avons pu parvenir à identifier ce texte ; les commentaires de Gab. Hvel ne contiennent, dans les éditions, que 3 livres des Sentences (Bibl. Xat., D, 6549).

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n'apparaît point, mais le dernier nom est significatif. Les similitudes de doctrine que nous rencontrons chez Covarruvias, à propos de i'étaiilissement de la valeur de la monnaie, du droit modique de monnayage, du droit de muer in casu piib/icœ necessitatis (i), s'expliquent assez par la connaissance intermédiaire de Byel, sans qu'il soit nécessaire de supposer qu'il ait directement pratiqué Oresme (aj.

1. Did. Covarruvias, Veter inim. coll.. c. j, |; 5. « Nam ad subveniendum publiée necessitati, publieisque iniperisis, poterit pluris mouetam ;estimai"i quam nuniistnatuin iiiateria ;estimetur » {éd. cit , p. 22 1, v").

2. Notons en effet qu'en parlant d'Aristote, comme Oresme, il arrive sur beaucoup de points à des conclusions diamétralement opposées. Voici par exemple sa conclusion sur le gain monétaire : t § 5. Nihilominus contrariam nos ponimus conclusionem, quia constante!' asseriraus, posse principem in cudendis nummis eam observare legem, ut aliquid lucri percipiat pro racione expensarum, quse fiunt in ipsa moneta signanda. Non enim tenelur princeps propriis expensis nummos percutere. Idcirco poterit a principe numismatum preciuin taxari ullra ipsius materia:' a-stimationem » [éd. cit., p. 221. v";. Cf. contra Oresme, Tractât., c. y, p. CI, et 12, p. CIX. — La divergence ne s'accuse pas moins sur la nature du numéraire et le droit de muer. « | 2. Geterum contrariam sententiain plurimum coraprobat ratio ab Aristotele deducta, libro V Ethic. cap. 5, et libro I Politic,c.6. Inquitenim, nummum lege consistere ac suam vim retinere, non natura... Hac Aristoteles, a quo licet non teraere argumentari. Nam si non natura ipsa, sed a principe numismata vim et potestatem accipiunt. ab ipso legem revocante inutilia effici possunt ; profecto non tanti iestimatur materia ipsa auri, vel argenti, quanti numraus ipse ; cum si tanti a-stimaretur, natura ipsa non lege, precium et vim nummus haberet. — § 6. An princeps mutare possit pecuniae valorem, et «stimationem? Quâ in re Aristoteles inquit, lib. I Politicor. C.6, et V. Ethicor, cap, 5, esse in potestate reipublicae et principis. numismata serael signata mutare, et reddere ac efficere inutilia. Mutata siquidem voluntate utenlium nummis, ut nummum valere nolunl. ipse nummus, ut nummus est, inutilis

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Basih Ponce de Léon ( r) l'aurait plutôt connu, bien qu'on ne puisse rien affirmer absolument. L'auteur est sobre sur ses sources (2). 11 ne nomme point expressément Oresme ; mais il apporte, comme le précédent, sur le droit de muer in casa necessitatis, des développements qu'il a beau dire n'avoir lus dans aucun livre imprimé, qui font songer bien vite aux derniers chapitres du Traité dans sa seconde forme. L'assimilation de la mutation à un impôt de g-uerre, la distinction du roi et du tyran, la négation du droit du prince sur les biens de ses sujets, ce sont là, nous savons, les idées favoriles d'Oresme. Et quand nous voyons l'auteur se rencontrer avec lui dans certaines citations peu courantes de Sénèque(3) et de Cassiodore, quand nous le voyons alléguer précisément en cet endroit les œuvres de Gerson au tome IV (4), juste le volume qui dans l'édition gothique contient le Traité des Monnaies, citer enfin sur le même propos la Chronographie historique de Genehard (5) qui mentionne expres-

efficitur. Hic enira est sensus Aristotelis, tametsi Michael Ephesius in dicto capitule V" aliter interpretetur locura illum ; scilicet ex usu perniiitationis, etc. » \éd. cil., p. 221, v"). C. contra Oresme, Tradat., c. 12, p. GX et c. 24, p. CXXX.

1. Basilius Pontius Legionensis, De poteslale priucipis circa comtilutionem et mutatonem monetae (éd. Salrnanticae, i5i i, in-fo).

2. Il cite seulement directement, Fr. Curtius Junior, Petr. Belluga et les Canonistes du Canon Quanto {éil. cit.. p âoo à 5o6).

r». Seneca, de henefidin. lih. I". « Reddere est rem pro re dare, etc. » cité p. 5o(), col. 2 ; Seneca, Troad, aSç). « Violenta nemo imperia continuât diu » cité p. 5o6, col i. Cf. Oresme, rra/c//>. c. XXV et XXVL

/(. « Quod dicit Gerson, quarta parle suorum Operum, in sermone habito nomine Acaderaia' coram rege Francia» p (^éd. cit., p. 5o6, col. i) .

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