‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 45 sur 361 · Tract., c. XXIII nouveau, éd. Wol., p · texte numérisé non relu

Tract., c. XXIII nouveau, éd. Wol., p

LES TEKTES MONÉT.URES D ORKSME 01

préoccupations du g-ouvernement du dauphin. Jusqu'au printemps de i3b-] d'ailleurs, le roi Jean était resté à Bordeaux, entre les mains des Gascons, qui voulaient garder pour eux cette bonne prise. Ce n'est qu'après le transfert du roi en Angleterre, que les négociations pour le rachat s'entamèrent activement, et que l'on put entrevoir les « énormes et insuperables mises » qu'entraînerait larançon du roi. L'addition des chapitres XXII-XXIII, où il est expressément parlé de ces immenses sommes d'argent, qu'on doit transporter en lointain pays (m remotis partibiis et intra gentes cum quibus non habetur communicatio) (i) est nécessairement, par toutes ces circonstances, postérieure au printemps de iSSy.

Elle ne saurait d'autre part être postérieure à janvier i358. C'est au mois de janvier i358, en effet, que les Etats de la Langue d'Oïl ordonnèrent, et précisément, comme nous verrons, dans les conditions prévues au Traité, une « mutation avec le consentement de la communauté » (2). Or, les termes dans lesquels il en est parlé au Traité supposent que la question n'est pas encore tranchée ; le débat, manifestement, est pendant toujours, entre les partisans dune mutation et les théoriciens rigoristes qui se refusent encore obstinément à recourir à ce moyen condamné (3). Après le mois de janvier d'ailleurs, le but poursuivi par l'auteur du Traité ne se comprendrait plus : la rupture bientôt complète

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