‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 57 sur 361 · LES TEXTES MONETAIRES D ORESME · texte numérisé non relu

LES TEXTES MONETAIRES D ORESME

même d'Oresme, un maître allemand, Albert de Saxe, avait demandé à la Faculté l'autorisation de lire « chez lui, les jours de fête, après le sermon », tel livre des Morales qu'il voudrait La réforme de i366 prescrivit aux aspirants à la maîtrise l'étude des Ethiques (i) ; et il y eut dès lors un lecteur spécial de morale {lector ethicus) dont le poste était fort recherché.

Pour les Politiques^ elles tenaient une place moindre. Pourtant, les traités sur l'Institution des princes, sur le Rég-ime des princes, qui, plus ou moins modelés sur les livres d'Aristote, prétendaient guider les souverains dans l'art du gouvernement, étaient nombreux dès lapremière moitié du xiv'' siècle. Dès le commencement du même siècle, on avait vu à Paris Nicolas d'Outrecourt annoncer des lectures publiques sur les Politiques^ et les commenter en des leçons qui furent fort suivies (2). Au temps même où Oresme dirigeait le collège de Navarre, Albert de Saxe faisait, après ses leçons sur la Morale, un cours public sur les Politiques (3).

Dans tout ceci pourtant, il faut le redire, il n'y avait rien eu qui dépassât les limites d'un enseignement

des six premiers livres de la inorale (Id.^ ihid., III, 280). Au collège de Carabray, en i348, les boursiers devaient soutenir tour à tour, chaque samedi, une argumentation sur une question de morale. (Statuta collegii Cambrac, dans Félibien, Hist. de Paris., Preuves, 43i, art. 20).

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