‹ La théorie de la monnaie au XIVe siècleChapitre 90 sur 361 · Tr.:c. I, p. 94= fr. VIII · texte numérisé non relu

Tr.:c. I, p. 94= fr. VIII

3. « In cujus pennulatione et transporfatione raultcT difficultates acciderunt » (Tr. c. 1, p. 94, fr. IX).

4. Argument des mots iiermtitatione et transportât ione de ce même texte.

5. Politiq.: 1. I, c. io\ Texte, f° XVIII, r«. Cf. Ethiques : « Car en communicacion de choses lun a laultre, et en les transportant corne forment pour vin ou pour draps, il y aurait trop de difficultés » (1. V, c. II. Giose, fo XLIX, v").

6. Ethiques . 1. V, c. n. Glose : « Car ils sont de diverses manières, comme une maison et un tonneau de vin » (foLjV").

1S8 LA doctrim: d'oresmk

plus souvent, parce que les objets à échang-er ne se trouvent point de valeur identiquement équivalente, ou parce que leur nature trop différente (i) s'oppose à ce que Ton puisse les comparer directement entre eux « les mesurer lung- a laultre selon la vérité de leur nature » (2).

Il fallait donc, de toute nécessité, trouver un instrument des échanyes^ « supposer et establir, dit le texte des Ethiques, une tierce marchandise par quoy toutes choses de quoy len fait commutacion soient comparées et avaluees lune a laultre » (3), une tierce marchandise pour laquelle on pût se procurer indifféremment toutes les autres, qui fût à la fois, comme nous dirions aujourd'hui, commune mesure des valeurs, Oresme dit : « mesure en commutacion des choses », et instrument des échanges, Oresme dit exactement « instrument pour marchander » (4)-

C'est dans ce but que l'esprit inventif de l'homme a imaginé la monnaie {Siibtilisati sunt homines nsum invenire monetae){ï)). La monnaie, c'est la tierce marchandise

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