‹ La théorie des ions et l'électrolyseChapitre 20 sur 82 · II · texte numérisé non relu

II

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5o . CONDUCTIBILITÉ ET VITESSE DES IONS

Télectrolyte devient différente à la catode et à Tanode, aussitôt après le passage du courant. L'électrolyse est dite anormale. Ainsi, lorsqu'on électrol yse une solution de sulfate de cuivre, on trouve que la liqueur s'appauvrit en sulfate de cuivre, surtout au pôle négatif; et, quand un équivalent a été décomposé, on constate que la perte de concentration est de 0,66 à la catode et de 0,33 à Tanode, le poids de l'équivalent du sel considéré (du sulfate de cuivre, dans le présent exemple) étant pris pour unité. Pour le nitrate d'argent, la perte de concentration est de 0,526 à la catode et de 0,474 à l'anode. D'une façon générale, nous désignerons par /^ la fraction d'équivalent perdue à la catode, et par i — a celle qui est perdue à Tanode.

Lfes nombres /i et i — n ont été désignés par Hittdorf sous le nom de facteurs de transport (Ueberfiihrungszàhle) ; d'après lui, ces nombres représentent, à un facteur constant près, les vitesses de transport des anions et des cations. Voici comment on peut, en effet, interpréter le phénomène des pertes de concentration de l'électrolyte autour des électrodes :

Considérons la solution d'un sel quelconque, du sulfate de cuivre, par exemple. On a pour ce sel n ==0,66 ; I — n = 0,33 ; c'est-à-dire que la perte de concentration est deux fois plus grande autour de la catode qu'autour de l'anode. Représentons les anions SO^ par

des cercles, les cations Cu par des carrés. Avant le passage du courant, la concentration est la môme autour de chaque électrode (fig. i ; le trait vertical de la figure indique la séparation de l'électrolyte en deux moitiés égales). Faisons passer le courant pendant un temps quelconque ; nous savons qu'après le passage du courant la perte de concentration du côté de la catode est deux fois plus forte que du côté de l'anode ; cela se

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! THÉORIE DE IIITTDORF 5i

I traduit par un déplacement vers Tanode de deux fois

plus d'anions SO* qu'il n'y a eu de cations Gu dépl|icés ; vers la catode, pendant le même temps (fig. '^). Les

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