Œuvres de J. Joubert, t. II, p
ciûéfr de sxm inMKgenee, O. BernAfd l'a acceptée en en admirant la majestueuse harmonie, mais sans essayer d'en pénétrer la profon<{e signification ; il n'a pas même tenté de <i^coovrir en quoi consiste cette cause propre et directrice, qu'après tant d'autres il n'a pu s'empêcher de constater et d'admettre dans Torganisme comme ne procédant pas de la matière. Il pensait comme Joubert que :
< Le Dieu de la métapliysique n^esl qu'une idée, mais que le Dieu des religions, le Créateur du del et de la terre^ le luge souTerain des actions et des pensées, est une force (1). »
Hais cette pensée étant aussi la sienne, il n'a pas eu l'air de s'apercevoir qu'en imaginant une idée vitale, une force vitale créatrice et directrice, placées en dehors et au-dessus de la matière, qui seules créent, dirigent et conservent l'être organisé et en font une unité destinée à atteindre un but final prévu, il sortait du domaine de la physiologie pure pour entrer dans celui de l'ontologie ou de la métaphysique, ce qui est la même chose.
Je le demande, lorsque se défendant d'être vitaliste, il déclarait n' « admettre aucune force executive en dehors des forces physicochimiques, ^ et, en même temps, assurait que la force vitale créatrice ou Vidée vitale dirige cette force executive, qui n'est autre que les forces physicochimiques, c'est-à-dire matérielles, Cl. Bernard n'avouai t-il pas que sans Yidie vitale la force executive serait comme non avenue ou stérile ? Mais, pardessus tout, n'était-ce pas admettre au-dessus des forces physicochimiques et de la matière, pour expliquer les phénomènes, une cause occulte que d'autres désignent autrement : voie de continuelle transformation, vertu de transformation, force végétative ou produeirice?
Chauffard, qui a noté les contradictions de CI. Bernard, a assuré qu'il justifie mal ses répulsions doctrinales. Pour moi, je me suis efforcé de comprendre ce qu'il entendait par ce qu'il appelait « l'essentiel du domaine de la vie », et je crois que c'est ce groupement harmonique, cette succession ordonnée des phénomènes, l'unité qui les relie et qui trahissent une cause propre et directrice, etc. Si c'est là l'essentiel de la vie, je comprends à merveille que les « conditions nées des influences