D'après Ldtoslawski o^. cit. p. 241, n
52. Thuc. V, 81 : cf. Fougères op. cil. 402 sq. — Cette Union arcadienne ne doit pas être confondue avec la ligue formée, à l'instigation d'Alcibiade, entre Athènes, Argos, Mantinée et Elis, contre Lacédémone (cf. Thdc. V, 43-47). L'existence de cette union nous est attestée par des monnaies portant l'inscription 'Apxaûiy.ôv. A la vérité, c'était plutôt une suzeraineté de Mantinée sur quelques parties de l'Arcadie, la Ménalie peut-être et sûrement la Parrhasie (Thuc. V, 29 in., 33, 47 [avant les conditions du serment], 67, 70; voir Fougères op. cit. 383 sq., 385 sq.) ; Orchomène qui était resté en detiors dut s'y soumettre (Thuc. ihid. 61). C'est vers la fin de la paix de trente ans, paix conclue, après la ruine de la suprématie raantinéenne sur une partie de l'Arcadie. que Lacédémone, arguant de la mauvaise foi des Mantinéens, procéda au ôiotxi(îtJ.ô; dont on reconnaît ordinairement la trace dans notre passage (voir Xen. Hellen. V, 2, 2 fin).
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l.llinli i|(> W'iiwiow 1 1/ !!(> s'.iccoimIc iillllriiirnl .ivcc la Ic^coii :'.(;)y.'-Or;;jL£v '', cl, (•((iiimr la conjccliirt' de lloMMKL, «'lie l'iilraîiic l;i iiôccssilr dadoitti'i' la leçon l:t-y\-:^r;}.vi . Oi', on l'a vu, celle-ci n'esl conlinm'c par aiicim iiianiiscril. Kniin il l'an! l'oMveiiir (|ue II iiion arcadieime à la(|iielle on Noudrail \(iii' ici une allusion i'esseud)lail liien moins (cf. )i. ,')''J) ;ï une union nalurelle ([u'à une alliance forcée cl. par conséquent, elle auiail représenté fort inexactement cet état primitif de riunnanitt', dont Aristophane entretient ses auditeurs.
v^ 80. — On accentue encore les difliculté's du jM'ohIènie chronologique du Bajiquet en sui)posanl. comme le l'ail (Io.ml'KH/,^^*, que le discours d'Alcihiade dans le Haiiqiiet \Kn\vv{\\i bien être une réponse à l'accusiitionportée contreSocrate, après sa mort, j)ar le rhéteur Polycrate. Ce dernier avait présenté Socrate conmie ayant été le maître d'.Mcihiade et il rendait le maître responsable de la conduite politique qu'avait suivie rélève '^ Or (Io.mi'Kuz fait remarquer, avec raison, que certains passages du discours d "Alcibiade semblent bien indiquer chez Platon le désir de disculper son maître d'un tel reproche : (( 11 me force de convenir, dit Alcibiade en parlant de Socrate, que, manquant moi-même de bien des choses, je ne m'en néglige pas moins et que je m'occupe au contraire des affaires des Athéniens. Aussi dois-je me faire violence à moimême, me boucher les oreilles comme pour échapper aux Sirènes et fuir en toute hâte loin de lui, si je ne veux pas m'exposer à rester fixé à la même place auprès de cet homme jusqu'à la fin de mes jours. Il est le seul à l'égard de qui j'éprouve un sentiment qu'on ne croirait pas trouver en moi, celui de la honte : oui, il n'y a que devant lui que je rougisse. J'ai conscience en effet de ne pouvoir rien opposer à ses conseils, et pourtant, lorsque je me suis éloigné, je sens que je redeviens l'esclave de la faveur populaire. C'est pourquoi je lui échappe et je le fuis, et, lorsque je le vois, c'est avec