‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 164 sur 276 · Parménide, 165 e, sqq · texte numérisé non relu

Parménide, 165 e, sqq

déductions, dans l'hypothèse où l'un n'est pas) que, si l'un n'est pas, il n’est dans aucun lieu‘; raisonnement a fortiori, qui est parfaitement valable. — De même il est faux de dire que, si l'un est, il participe du temps (première et deuxième déductions, dans l'hypothèse où l’un est); mais il est vrai de dire (deuxième déduction, dans l'hypothèse où l’un n’est pas) que, si l’un n'est pas, il n’est pas dans le temps?. Mais celte différence, relativement superficielle, ne peut servir que d’indice pour aider à découvrir une différence autrement profonde. La première thèse était positive, et les deux conclusions qui en étaient déduites par deux séries indépendantes de raisonnements étaient contradictoires entre elles. Le résultat du raisonnement était donc purement négatif : car la négation d’une aflirmation est une négation. Mais, tout au contraire, la seconde thèse est négative : si donc il faut en déduire des conclusions contradictoires, le résultat sera bien, en un sens, négatif, mais, en un autre, positif, puisque le point de départ en était une négation, et que la négation d’une négation est une affirmation. En d'autres termes, l’aflirmation : « l’un est » entraine des conséquences contradictoires. Donc il faut dire ou bien : « l’un n’est pas », ou bien: « l’un est », mais à la condition d'entendre par l'être une forme contradic-

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