‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 163 sur 276 · Parménide, 163 ὃ, sqq · texte numérisé non relu

Parménide, 163 ὃ, sqq

encore non unité par rapport à unité, puisque l’un n’est pas, mais infini par rapport à infini (χατὰ πλήθη). Il y ἃ en eux apparence d’unité, apparence de nombre, apparence de mouvement et de repos, et ainsi de suite ‘. — Mais, d’autre part, si l’un n’est pas, les autres êtres ne sont pas pluralité; car toute pluralité est une pluralité d'unités. Ils ne sont done pas non plus apparence de l’unité et de la pluralité ; car l'apparence est encore une manière d’être, et, si l’un absolument n’est pas, il ne saurait y avoir apparence d'unité, ni apparence de pluralité, puisque la pluralité suppose l’unité.? — Si l’un n’est pas, il faut en conclure tour à tour que les autres êtres sont apparence, et que d’une façon absolue ils ne sont pas.

Or 1] faut insister sur la différence essentielle qui sépare les déductions dont le point de départ est la thèse positive: « l’un est», et celles qui partent de la proposition négative: «l’un n’est pas ». D’abord, par le fait même qu’elles sont négatives, les propositions dont se compose le raisonnement ne peuvent plus être faussées par la présence d’un ou deux principes faux, comme tout à l'heure. Il est faux de dire (première et deuxième déductions, dans l’hypothèse où l’un est) que, si l’un est, il est dans un lieu. Mais il est vrai de dire (première et deuxième

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