‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 2 sur 276 · I] INTRODUCTION · texte numérisé non relu

I] INTRODUCTION

et gènante, c'est qu’il a voulu, en pleine conscience, que sa philosophie fût une philosophie dialoguée ou « dialectique ». Platon a emprunté à Socrate ce procédé d'enquête qui consiste, au sujet de chaque notion fournie par l'expérience humaine, à vérifier,

par une série méthodique d’interrogations, si elle M est, oui ou non, contradictoire; si elle n’est pas,

ou si elle est, un produit viable de la pensée. D'où un principe absolument fondamental, absolument général de la pensée platonicienne : l’objet de la philosophie, c’est d'établir les conditions aux-

quelles une philosophie par dialogues, une dia-

lectique est possible. L'existence d’une dialectique est le postulat, la donnée irréductible du système : « la faculté dialectique nous désavouerait si nous placions quelque autre faculté au-dessus d’elle’. » Donc « il faut combattre par toutes les forces du raisonnement celui qui, par l'affirmation d’une thèse quelconque sur un sujet quelconque, détruirait la science, la réflexion, la pensée? », dont le mouvement s'exprime dans le raisonnement dialectique. Le raisonnement (λόγος) est : car, « si

nous en étions privés, d’une part, ce qui est le

plus grave, nous serions privés de la philosophie; d'autre part, dès maintenant, il faut que nous nous meltions d'accord pour savoir ce que c’est

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