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É Timée, 81 ὃ, 544.
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semble-t-il, en vertu du principe de non-contras" diction, au rejet de toute substance. Mais, par un” un mouvement inverse, la dialectique progressive É aboutit à la distinction des deux points de vue, conçus comme également nécessaires : le point de : vue de l’idéalité, ou de l’accord de la pensée avec soi-même, et le point de vue de la substantialité, ou de l'accord de la pensée avec une donnée extérieure à cette pensée. D'où, par une nouvelle conséquence, … Ja réconciliation des deux principes de la méthode platonicienne, dont la dialectique régressive se. hornait à faire ressortir le contraste et l'opposition. S'il ne faut pas admettre la contradiction dans nos raisonnements, aux termes de la première règle, comment se conformer à la seconde et justifier
toutes les sciences, alors que les sciences, entendues soit comme des opérations de l'esprit, soit comme. des applications des formes intelligibles à une. matière extérieure, ont été démontrées contradictoires? La dialectique se servait bien des formes, instables de la connaissance comme de symboles pour nous faire connaître indirectement, comme de degrés | pour nous aider à atteindre la science immuable, directe et distincte; mais elle ne savait dire en quel sens ces degrés inférieurs existaient une fois qu’elle les avait franchis. Maintenant la dialectique
progressive justifie sans contradiction, par un raison- À
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nement nécessaire, l'existence de toutes les sciences, :
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«2 + __ LA SCIENCE DU MOUVEMENT. 275 τῷ
ès appliquées aussi bien que science pure ; car 4 Dex points de vue de la certitude doivent cor- ὰ ἴω | pondre deux degrés de la science, et deux formes du raisonnement. « Il y ἃ aflinité de nature entre les raisonnements et leurs objets : les raisonnements qui concernent cela qui est fixe, stable, évident et intelligible (μετὰ νοῦ καταφανές) sont eux-mêmes fixes inébranlables, et, dans la mesure où des raisonnmements peuvent être irréfutables οἱ immuables, il “convient de ne pas abandonner ce point de vue ; ais les raisonnements qui portent sur ce qui, tout | en étant fait à la ressemblance {ἀπεικχσθέντος) de
l'être idéal, n’est pourtant qu’une ressemblance (ἔντος
δὲ εἰκόνος), sont vraisemblables (εἰχότας) et propor-
tionnels (ἀνὰ λόγον) à leur objet : ce a l'être est au ᾿ devenir, la vérité l'est à la croyance ' C'est enfin à ces deux degrés de certitude que correspondent les deux méthodes d' exposition employées alternativement par Platon. Le dialogue est a première : « répondre dialectiquement ce n’est is seulement répondre la vérité, c'est la dire en rtant de prémisses accordées par l'interlocuteur ? ». & principe du dialogue, c’est l'accord réciproque e la pensée des deux interlocuteurs, qui symbolise accord plus profond de la pensée avec elle-même. Le Si = proposition, admise à titre d’hypothèse,