Lois, X, 893 b, sqq
l, Lois, X, 895 e, 896 a.
dans le Zimée, lorsqu'il écrit : « Il est difficile, ou plutôt impossible, que le mobile soil sans le moteur, le moteur sans le mobile ; en l’absence de ces deux termes, il n’y ἃ pas de mouvement ! ». Car l’âme est activité pure; en elle le moteur est, en même temps, mobile; le corps est au contraire passif, et
CE
son activité n’est qu’une activité transmise par le
choc. L'âme est donc antérieure au corps ; car le mouvement passif suppose toujours l'existence d’un mouvement antérieur, et si ce mouvement antérieur est lui-même un mouvement transmis, et ainsi de suite, la régression va à l'infini : le mouvement corporel, qui se communique dans le choc suppose donc le mouvement psychique, qui est spontané ?. Mais ce n’est pas assez dire. En réalité, sauf cette différence, assurément fondamentale, que l’âme est
active, et le corps passif, il est souvent diflicile, d’apercevoir en quoi diffèrent, chez Platon, la défi-=… nition de l’âme et celle du corps. Lorsque Aristote.
définit le corps, ce qui comporte le développement en tous sens (τὸ πάντῃ ἔχον διάστασιν)", et lorsque Speu sippe définit l’âme, en termes presque identiques,
ce qui se développe en tous sens (τὸ πάντῃ Ciusraxiv)f,
leur terminologie est platonicienne. Cest en des
. Timée, 51 e.
. Lois, X, 894 d, sqq. — Cf. Phèdre, 245 ὁ d. . Physique, TV, 5, 204 b, 20.
. Jamblique, ap. δέου. Ecl. 1, 862.
eg LA SCIENCE DU MOUVEMENT. 21 k
il voisins de ceux-là que Platon définit l'âme js le Timée : « Le démiurge, ayant placé l'âme au bte, w développa dans toute l'étendue de l'univers » (διὰ παντός... reve)! De même encore il dit que « l'âme est déployée en tous sens du
entre aux extrémités de l'univers » ἐχ μέσου
τ τὸν ἔσχατον οὐρανὸν πάντη ξιχπλεχεῖσα) ἢ. Mais alors
ce qui est vrai de l'âme du monde est également vrai | du corps universel, car l'extension du mouvement | on tous sens suppose l'extension du lieu en tous À sens : le corps ne se distingue de l'âme que comme Je visible de l'invisible. Dans le corps l'âme est sai- # able, dans le mouvement corporel le mouvement l F sychique est représenté; et telle est la seule inter-
rétation que l’on puisse donner aux deux mythes
la République et du Zimée. « A travers la terre et à Puniversalité du ciel, est-il dit dans la Æépublique*, Ἢ s'étend (τεταμένον) une lumière droite comme une Fe colonne. Selon le milieu de la lumière s'étendent ré
auévz) les extrémités des liens du ciel, venant <h
d Do. car cette lumière est le lien du ciel, et 14 por ient toute la circonférence, comme les bandes 4 de fer les côtés d’une trirème; et des extrémités ΤῊΝ létend (τεταμένον) le fuseau de la nécessité, » De la É |
s'él lun ière droite, qui symbolise l'âme, axe du monde, 4. Timée, 34 b.
2. Timée, 30 ε.
3, République, X, 616 ὃ c.
982 LA DIALECTIQUE PROGRESSIVYE.
des liens qui la relient avec le ciel, et qui sont, eux aussi, d'essence spirituelle, enfin du fuseau de la nécessité qui symbolise le corps universel, 1] est ” également vrai de dire qu'ils s'étendent ou se déve- Ν loppent dans l’espace. De même dans le Timée ! = « Le démiurge, ayant placé l’âme au centre du COrps universel, la développa à travers le corps tout :
entier, et se servit encore d'elle pour envelopper” Œ “à
le corps extérieurement ». Dans l’un et l’autre mythe;
le corps et l’âme sont donc coextensifs l’un à l’autrei il ne suflit plus de poser entre le mouvement COP-
SCA