‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 23 sur 276 · INTRODUCTION. XXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXIX

- a vertu philosophique, devra consister dans la conscience du caractère contradictoire de la vertu vulgaire. Le philosophe cesse d'enseigner, ainsi que — faisaient les Pythagoriciens, une science définie comme science universelle, ou, ainsi que prétendaient les | sophistes, toutes les sciences. Il enseigne que l’homme doit prendre conscience de son ignorance, savoir qu'il ne sait rien, et que la pensée ne trouvera la paix et l'accord avec elle-mème que dans son affranchissement de tout contenu inadéquat. L'éducation philosophique change encore une fois d'aspect : Socrate a fondé non plus une doctrine de la science théorique, non plus une doctrine de la science pratique, mais une doctrine de la sagesse,

Or, parmi les nombreux disciples de Socrate, il est aisé de distinguer deux groupes. Les uns appartiennent en quelque sorte à la stricte observance : fanatiques de la parole du maitre, ils se distinguent parmi les Athéniens par la singularité de leurs manières et par une sorte d’ascétisme philosophique. Tel cet Aristodème, de Cydathène, dont Platon . mentionne le nom dans le Banquet, « petit, toujours

pieds nus » comme son maitre, amoureux passionné

de Socrate ‘. Tel Apollodore « le fou », « homme simple » *, nous dit Xénophon, « toujours en colère Ÿ contre lui-mème et contre tous, à l'exception de

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