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ligne est le symbole ". La science détruit l'erreur, * et explique pourquoi, tout en étant détruite par la raison, l'erreur sensible subsiste néanmoins.
En résumé, lorsqu'elle passe au point de vue de la représentation sensible, du devenir psychique et? de l'existence dans le lieu, la dialectique déduit 1 ἢ légitimité d’une conception nouvelle de l'erreur, 6 τ. même temps que d’une conception nouvelle de Ια science. À un premier point de vue, qui est celui de la science idéale, l'erreur n’est qu’un aspect, une face de la vérité; ce sont deux façons d'exprimer la même vérité que de dire: A est À, ou bien ‘2 À n’est pas non-A, et l'affirmation de non-A n’est * fausse que dans la mesure où, par là même que l’on distingue À de non-A, on conçoit la possibilité tout abstraite de confondre l’un avec l’autre. Mai il n'en va pas de même au point de vue de I science appliquée et de la représentation sensible. À son interlocuteur, qui conteste la possibilité ἃ
γεωμετριχὴ χαὶ ἐν θεοῖς καὶ ἐν ἀνθρώποις μέγα Me l'objectior d'Aristole, Métaphysique, N, 4, 1091 ὃ, 35, 544. : συμδαίνει... χαχὺν τοῦ ἀγαθοῦ χώραν εἶναι, χαὺ PEER χαὶ ee τοῦ φθαρτιχοῦ.
1. Cf. Cratyle, 408 c: οἶσθ' ὅτι ὁ λόγος τὸ πᾶν σημαίνει χαὶ κυχλεῖ, | χαὶ πολεῖ del, χαί ἐστι διπλοῦς, ἀληθής τε χαὶ ψευδής... οὐχοῦν τὸ μὲν ἀληθὲς αὐτοῦ λεῖον χαὶ θεῖον ἄνω οἰχοῦν ἐν τοῖς θεοῖς, τὸ δὲ ψεῦδο χάτω ἐν τοῖς πολλοῖς τῶν ἀνθρώπων, χαὶ τραχὺ καὶ τραγικὸν" ἐνταῦθ γὰρ πλεῖστοι οἱ μῦθοί τε καὶ τὰ ψεύδη ἐστὶ, περὶ τὸν τραγιχὸν βίον.
r, Socrate répond, dans le Cratyle! : « Peutre tes observations sont-elles justes, au sujet des ι es dont il faut savoir s'ils sont, ou ne sont pas, onstitués par un nombre donné; soit par exemple l'idée du nombre dix (χὐτὰ τὰ 2£2x), si l'on ajoute ou si l’on retranche au nombre dix », on ne se rompe pas pour cela, il arrive tout simplement que « le nombre dix est devenu un autre nombre » : erreur n'est qu'une autre vérité. « Mais il n'en
pas ainsi pour ce dont l'essence est qualitative à représentative (τοῦ δέ ποιοῦ τινος nat ξυμπάσης εἰχόνος) : lors la vérité (22057n<) prend un autre sens, et il aut que la représentation ne rende pas tout ce qui st dans le modèle, pour qu'elle soit représentation
(εἰ μέλλει εἰχὼν chu). » Si un peintre, par exemple, avait donner à une représentation de Cratyle non : 15 une simple ressemblance extérieure avec Cratyle, mais encore la mème constitution interne, la même
aculté de se mouvoir, la même âme, la même PA il n'y aurait plus là un Cratyle et une présentation de Cratyle, mais bien deux Cratyles, in d’autres termes, non seulement le phénomène l'erreur implique la distinction de la repré- ᾿ itation et du représenté, mais encore, réciproiement, le point de vue de la représentation
iplique la notion de l'erreur : la dialectique, en
Ὁ Cr yle, 431 δ, sqq.
lectiquement. L'erreur n’est plus une pure possibilité idéale, une définition abstraite, elle est une réalité psychique, un mouvement de l’âme, et comme telle un objet de science, si la science peut être conçue à présent comme science du mouvement, et non plus seulement de limmobile. Les Grecs distinguent communément trois sciences fondamentales : science des nombres, arithmétique ou logistique, — science des grandeurs continues, géométrie ou métrétique, — science des mouvements, astronomie, musique et. «statique »᾽. Mais la notion de poids (ἔγχος), la distine=. tion du lourd et du léger, objet de la statique, sex laisse ramener, comme la distinction de l’aigu et du. grave, objet de la musique, à des considérations de
1. Dans le petit Hippias, 366 c, sqq., la distinction est entre la logis=« tique, la géométrie et l’astronomie; de même £uthydème, 290 ὃ; den même Lois, VII, 817 6; de même République, VII, 522b, sqq, où seulement la géométrie est dédoublée, et la musique ajoutée à l'est nomie, comme seconde science du mouvement. Cf. Xénophon, mn : rables, IV, T: γεωμετρία, ἀστρολογία, λογισμοί; et IV, 2, A0 D'autre part, Euthyphron, T bc: λογισμός (περὶ ἀριθμοῦ), τὸ μετρεῖ. (περὶ τοῦ μείζονος χαὶ ἐλάττονος), τὸ ἱστάναι (περὶ τοῦ βαρυτέρου τε
χαὶ xovzotépou). De même Philèbe, 55 e : ἀριθμητιχὴν χαὶ μετρητικῆν ς χαὶ στατιχίν. (Cf. Charmide, 166 «a ὃ; cf. également Mémorables, ἵν΄ 1,9: ἀριθμιήσαντας ἢ μετρήσαντας ἢ στήσαντας). — D'autre part, dans” le Potilique, 284 e, la métrétique comprend les trois sciences : ἕν μὲν ἀριθμὸν χαὶ μήχη χαὶ βάθη χαὶ πλάτη χαὶ ταχύτητας πρὸς τοὐναντίον μετροῦσι. Nous adoptons la conjecture, généralement admise : M et non παχύότητας, qui ne ferait que répéter βάθη.
γα ΘΠ ἢ 5 et de vitesses. Les poids et les vitesses donc des propriétés intelligibles (2uvéyers) !, pc oids au même titre que les vitesses, οἱ poids vitesses au même titre que les nombres: car, si “π᾿ ou représentation sensible, de la ence pure est dialeciquement nécessaire, comme peppreaton ne peut se faire que par l'intermé- > du mouvement, la nécessité d'une science du 5er est fondée.
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1. Timée, 31 c : ἀριθμῶν τριῶν εἴτε ὄγχων εἴτε δυνάμεων ὡντινωνοῦν, et 56 6: περί τε τὰ πλήθη χαὶ τὰς κινήσεις καὶ τὰς ἄλλας δυνάμεις.
duire l’idée sous les espèces du mouvement. Maïs la science du mouvement repose sur deux principes" explicatifs distincts : le principe du bien, ou du divin, et le principe du nécessaire. Le premier explique comment le changement et le devenir repro=
mouvement dans le choc, par laquelle se font toute les explications au point de vue du second prin=
À …__ ΜᾺ SCIENCE POLITIQUE. su
nilé de l'idée. Dans l'univers en mouvement Ly ἃ opposition irréductible de l'ordre et du so dre, de l'idéal et du fait, du bien et du mal, ι divin et du nécessaire. Quelle relation la dialecique peut-elle établir du fait à l’idée, du nécessaire ee qui est premier et divin ?
- Or l'opposition du bien et du nécessaire se ramène à une autre opposition, inhérente à la iéthode dialectique elle-même. La dialectique déit les conditions élémentaires de la pensée. Mais, mi ces conditions, les unes sont purement intel- . gibles : la relation idéale est intelligible par défi- ] dition. Au contraire, le devenir n’est pas intelligible : |
à la relation d’une idée à une autre est elle-mème ne idée, et par conséquent est elle-mème intelli- ῳ ible, il n’en est pas ainsi du passage inintelligible, Ι
ns le temps, d'une idée à une autre. Le lieu ou en à matière du devenir n'est pas davantage intelli- à
ble: propre à recevoir toutes les formes, la malière st passivité pure, « en dehors de toutes les formes ». δ devenir et le lieu du devenir sont, comme les ées dont ils participent, nécessaires d'une nécessité τως Seulement les idées, une fois démones nécessaires par rapport à la pensée pure, partie nt de l'intelhgibilité du premier principe. Ilen autrement du devenir et du lieu : jamais ils ont intelligibles Le par. leur relation à pa
externe. L'idée pure est un absolu, et peut être pensée en soi, la matière du devenir et le deveni n’ont qu'une existence relative. Pour que l'idée pure puisse être posée, et elle doit être posée, ile
qu'elle ramène l'opposition absolue de l’être et du. non-être à la distinction relative de l'identité et dem la différence, de même interprète l'opposition, € 4 apparence irréductible, du nécessaire et du bien comme se réduisant à la distinction relative du moyen et de la fin: le nécessaire est nécessaire en vue du bien. Et si l’on demande, de l'être et du. devenir, lequel est pour l'autre, cela dépend du sens qui est attribué au mot : être', Si, par l'être, on entend la substantialité, l'existence de fait, la simple“ puissance de recevoir des déterminations intelligi=« bles, l’être, en ce premier sens, est pour le devenir. δ « Tout ce qui est instruments, matériaux, est en vue du devenir »: le vaisseau est en vue de la navi= Ὡς gation, et non la navigation en vue du vaisseau.» Mais si, par l'être, on entend l'idéalité et cette
forme d'existence dont l'essence est l’intelligibililé,«