‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 239 sur 276 · Philèbe, 54 a · texte numérisé non relu

Philèbe, 54 a

en ce nouveau sens le devenir est en vue de l'être : -car le devenir est défini comme tendance vers une fin, et ne saurait avoir d'autre fin que de repro- duire et de manifester l'idée. Donc la substance du . devenir, et le devenir lui-même, intermédiaire entre la substantialité brute et l'idéalilté pure, existent non absolument, mais d’une facon relative et extérieure, à titre de nécessités conditionnelles, D'abord le nécessaire diffère du bien comme l'involontaire du volontaire; mais la notion de moyen concilie les deux notions du volontaire et de l'involontaire, On n'apprend pas pour le plaisir d'apprendre; on apprend parce que, pour savoir, il est nécessaire que l'on ait pris la peine d'apprendre '. On craint la douleur, mais on l'accepte comme condition nécessaire d'un plaisir futur ?. D'une façon générale, il est également vrai de dire qu'on ne veut pas le moyen (ou le nécessaire) : car on ne le veut pas comme un bien; — et qu'on le veut: car on le | veut par rapport à la fin. « En l'absence de ceci, cela ne serait pas concevable * »: donc, si cela est, | ceci est nécessaire.

A ce point de vue, on conçoit que la nécessité s'exprime, dans l'univers visible, par la succession

4. Le Politique, 214 c : μετ΄ ἀναγχαίας διδαχῆς καὶ παιδεύσεως. 2. Cf. Philèbe, 51 e : τὸ δὲ μὴ συμμεμέχϑαι ἐν αὐταῖς ἀναγκαίους λύπας.

8. Timée, 09 α ; τὸ δὲ ἀναγχαΐον ἐχείνων χάριν, λογιζόμενον, ὡς τούτων οὐ δυνατὰ αὐτὰ ἐχεῖνα... μόνα κατανοεῖν,

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l’espace et dans le temps ; et, comme tel, 1] n’a pas 5 D: de définition idéale, il a seulement une histoire. Mais cette histoire peut se lire, en quelque sorte, dans deux sens inverses. Socrate est assis dans sa prisOR parce qu'il l’a voulu, parce qu’il ἃ eru que cela était τ meilleur et plus juste: voilà le point de vue dé l'intelligence. Socrate est assis dans sa prison à cause 4 de la constitution et de la disposition de ses muscles et de ses os: voilà le point de vue de la nécessité, du mécanisme et du déterminisme !, Entre ces deux points de vue il y a correspondance exacte, le second doit seulement être subordonné au premier: le rapport de conséquent à antécédent est, dans son essence, rapport de fin à moyen, non d'effet à cause. Abstraclion faite des causes mécaniques, la cause intelligente ne pourrait pas être cause : le $ nécessaire est la condition de réalisation du bien: Mais, abstraction faite de la cause intelligente, les τὴν causes mécaniques ne produiraient que le hasard

. . δ᾿, et le désordre (τὸ τυχὸν draurov) 2: le nécessaire, pris

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