‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 26 sur 276 · INTRODUCTION. XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXI

ἐᾷ Les contradictions qui agitent la pensée de Platon —… pendant les années de sa jeunesse, et qui se tra- 5 duisent par les incertitudes de sa conduite, semblent “ fidèlement représentées dans la septième lettre, apoeryphe ou non. Lorsque les Trente arrivent au pouvoir, Platon, proche parent des plus influents . parmi les membres du parti réactionnaire vain- | queur, accepte d'entrer dans les conseils du gouvernement : « J'étais jeune, et je croyais en jeune homme qu'ils allaient gouverner la ville de manière à la ramener de l'injustice à la justice. » Mais le gouvernement oligarchique ferme les écoles des sophistes et des rhéteurs, interdit l'enseignement philosophique τὴν τῶν λέγων τέχνην), et, pour insaisissable que soit l’enseignement libre et populaire de Socrate, entre, à cette occasion, une première fois en conflit avec lui. Critias essaie de le compromettre, en … lui confiant, à lui cinquième, la mission d’arrèter i un adversaire politique, réfugié à Salamine; mais Socrate refuse, malgré d'anciens liens d'amitié avec À Critias, résolu à conserver sa doctrine morale dans une situation d'indépendance absolue vis-à-vis de tous les partis. Puis les Trente perdent le pou- voir, et la modération avec laquelle le parti démo- - cratique use du pouvoir nouvellement reconquis et - s'abstient de représailles dispose favorablement . Platon en sa faveur. Mais bientôt Socrate est traduit

en justice et condamné à mort, expiant peut-être

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