PREMIÈRE PARTIE
LE
£ On pourrait s'appuyer, pour étudier le moment | régressif de la dialectique platonicienne, sur les | textes de la République et du Banquet où Platon définit l'idée du bien, l'idée du beau, et le mouvement dialectique par lequel l'âme s'élève, de degré en degré, jusqu'à la connaissance de ces idées fondamentales. Mais, aux livres VI et VII de la Répuique, Platon Passe top cxenaveent δὲ sur certains
ique. Dans le Zanquet, la description de la dialec- > régressive est plus complète : l'âme du philo-
ἢ LA DIALECTIQUE RÉGRESSIVE.
sophe y est montrée, s'élevant de la beauté des COrPS à la beauté des âmes, de la beauté des mœurs et des | lois à la beauté des sciences, et de la beauté des + sciences à l’idée mème de la beauté. Mais cette description est encore, à notre gré, trop succincte!; en
outre, Platon se place au point de vue de l'être plutôt qu’au point de vue où nous avons l'intention
de nous placer, au point de vue de la connaissance 1
et de la science. Au contraire, dans le Sophiste, Platon a développé une classification dichotomique des w sciences, par laquelle on peut concevoir qu'il hiérarchise les sciences les unes par rapport aux autres en 4 même temps qu'il les distingue les unes des autres. Cette classification, en effet, qui considère toutes les sciences comme sciences de décomposition, part des 1 plus basses, de celles qui ont le corps pour objet, et finit par la définition de la science la plus haute de toutes : la dialectique elle-même. Comme, d'autre part, elle est confirmée par d’autres classifications du Politique?, M du Gorgias?, du Philèbe‘, nous sommes en droit de ἢ faire fond sur elle, et de la prendre pour base d’une ϑ interprétation générale de la dialectique régressive chez Platon. Or du moment où la dialectique distingue.
1, C’est ainsi que dans la transition unique du Banquet, 210 c: ; μετὰ δὲ τἀπιτηδεύματα ἐπὶ τὰς ἐπιστήμας ἀγαγεῖν, il nous sera POS sible de distinguer trois aspects successifs et distincts. (v. chap. ΠῚ 1 ILE et IV).