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instruments ou des parties intégrantes de l’art qui poursuit l'amélioration morale et le perfectionnement intérieur : le corps n’est qu’une façon dem parler de l’âme. Mais, de plus, à côté des deux” sciences ci-dessus distinguées, médecine des corps et médecine des âmes, la critique philosophique, la dialectique régressive constitue, en quelque sorte, une troisième science, qui sépare l’âme … du corps, comme elle ferait le pire du meilleur, et travaille à l’amélioration de l’âme par la eritique et la destruction du point de vue matérialiste. IL ya : donc là trois formes de purification (χάθαρσις) étroitement liées entre elles, et la dernière en particulier peut encore trouver dans certains phénomènes physiologiques son expression et son symbole. Une. même définition convient à la purification et à la
« On appelle mort », et on appelle de mème ation, « la séparation de l'âme et du corps». s si le corps définissait l'existence, la mort
ationnel de l'âme, le phénomène physiologique à la mort ne fait que symboliser l'état d'esprit “du sage et du philosophe, Nul mot ne doit être rejeté, pourvu que, sous le mot, on saisisse la … définition qui constitue l'être désigné par le mot?. Tels
les mots de purification et de mort: on peut retenir la définition qui en ἃ été donnée un peu plus haut, ris l'on se souvienne de la critique à laquelle Platon a soumis l'idée de corps, et de la signification symbolique finalement prise par cette idée. il apparait que la vraie mort, c'est la mort à la vie des sens et au règne de la passion; que la purification vraie, la définition de la purification, c’est la distinction de la connaissance fausse et de la
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corps. Le corps, pris en soi, est un pur non-être; « il faut le nier. Mais, si la nécessité logique de lé nier ne prévaut pas contre la nécessité de s'exprimer, 4 au moins provisoirement, en langage matérialiste, N il reste une ressource pour affirmer et nier le COrPS en même temps, c’est de lui attribuer une existence 4 symbolique. Le corps est, si l’on veut, mais il n’est 4 que dans un certain sens, il est par et pour l’âme, 4 par analogie avec l’âme. Le dialecticien ne s'intéresse donc plus pour elles-mêmes aux sciences qui pour- À | suivent l'amélioration du corps ; néanmoins, s’il veut appliquer plus avant, aux sciences dont l'amélioration de l’âme est l'objet, sa méthode de classification et 5.
d'épuration logique, il ne doit pas négliger les premières ; grâce à elles, il Jui est permis d'employer la connaissance du corps pour la connaissance indirecte et symbolique de l'âme, l'analogie de la première espèce des sciences d'épuration pour la classification de celles qui rentrent dans la seconde espèce. Il y a dans le corps deux sortes de vice: la maladie et la laideur. Si le corps est l’analogue de l'âme, on peut induire la présence, dans l'âme, de deux vices symétriques en quelque sorte à ceux-là : un état maladif et une laideur de l'âme. Il y a, selon la définition platonicienne, maladie dans le corps, lorsqu'il y a conflit et divorce des éléments entre lesquels il y a affinité de nature; on pourra considérer, par analogie, comme une maladie de l'âme le vice (πονηρία) proprement dit, né d'un conflit soit des jugements avec les désirs, soit de l'énergie avec le plaisir, soit du raisonnement avec la souffrance, puisque, toutes ces puissances étant psychiques, 11 y aentre elles affinité naturelle. De mème il y ἃ laideur physique lorsque les parties de l'organisme, qui devraient, du fait même de leur organisation, concourir vers une même fin, manquent de l'harmonie nécessaire pour l’atteindre ; la maladie est un conflit wiolent d'éléments qui devraient être unis, la . Jaïideur est une simple privation de symétrie, une - désharmonie. Mais la fin de l'âme, c’est la vérité, et l'impuissance à atteindre cette fin, c'est l'ignorance.
rance l’est au vice‘. Or, de la distinction des objets« suit, comme tout à l'heure, la distinction des
objet de supprimer la maladie; parallèlement à la δ médecine se développe la justice sociale, la scien
plication de remèdes violents, contre la transgre sion de la loi et de l’ordre social. La gymnastique .
efforts à sa puissance, d’une part, et, de l’autre, ἃ sa fin. # Mais cette seconde démarche de la dialectique
première. La distinction entre la répression pénale et l’enseignement de la vérité est fondée, directement, Ὁ sur la différence très marquée des méthodes que. lune et l’autre emploient, comme, indirectement, sur |
1, Sophiste, 227 d, sqq.
lanalogie d'une distinction empruntée aux sciences ont le corps pour objet. Mais l’une et l’autre ont des sciences d'épuration : elles distinguent, dans les âmes, un inférieur et un supérieur, et supment le premier au bénéfice du second ; et la alectique, qui distingue ces deux sciences, est, lle aussi, une méthode “ri : elle doit donc
ans son objet. En d’autres termes, il doit en es: pour la dialectique, de celte distinction nouvelle entre les deux sciences d'amélioration morale comme
de la distinction précédente entre deux sciences
d’amélicration, l'une physique, l’autre morale : c’est
. une distinction évanouissante. L'idée de corps est “contradictoire, puisque le corps, en mème temps et le même rapport, est, car il est, par hypothèse,
| substance, et n'est pas, car il est, par hypothèse ssi, indétermination absolue. De mème l'idée de # justice, entendue comme art de répression pénale, ἣ contradictoire, parce qu'en même temps et sous > même rapport elle possède et ne possède pas le
actère moral et scientifique qu'elle prétend posséder. Mais alors la dialectique ne doit-elle pas avoir
telle est la conception vulgaire de la justice.
faire du mal à ses ennemis. Mais quels sont les. amis et les ennemis du juste? Sont-ce ceux qui sont ses ennemis et ses amis en apparence, Ceux qui lui. apparaissent seulement comme tels ? ou, au contraires ceux qui lui sont ennemis et amis en essence et par définition? A ce second point de vue, qui est le point. de vue vrai, l'ami du juste, c’est le juste, l'ennemi du juste, c’est l’injuste. Le juste, en conséquence, et | toujours d’après la définition vulgaire, mieux analysée” à seulement, c’est celui qui sait rendre service (εὖ Rob) ΐ aux justes et maltraiter (θλάπτειν) les hommes injustes. L'infliction du châtiment (τὸ χολάζειν), de la souf-" france, des mauvais traitements, appartient done à ἢ l'essence de la justice. Or la souffrance est dénuée de toute espèce de valeur morale. Celui qui maltraite ; un cheval le gâte ; 1] détruit ce qui est constitutif de ἢ la vertu du cheval, sa vigueur ou sa vitesse. De même, | ï. et par analogie, celui qui maltraite un homme, ne l'améliore pas, comme devrait faire, par hypothèse, « la justice ; mais, au contraire, 11 détruit en lui la principale vertu humaine, la Justice. Done le châti- | ment, qui définit la justice, et qui consiste dans l'in-W fiction d’une peine, a pour effet non d'améliorer | l’injuste, mais de le rendre plus injuste ". 4