‹ La théorie platonicienne des sciencesChapitre 47 sur 276 · République, 1, 334 ἢ, sqq · texte numérisé non relu

République, 1, 334 ἢ, sqq

- Réciproquement, elle rend injuste le juste qui + inflige la peine, et injuste dans l'acte même d'infliger la peine. Car la justice, entendue comme la science de la répression pénale, consiste dans la compen- - sation de l'injustice commise par une injustice inverse. Mais rendre une injustice, c'est encore faire une injustice; s'il est contraire à l'essence du juste

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de faire injustice, il est également contraire à son essence de répondre à l'injustice par l'injustice, de rendre le mal pour le mal", La répression pénale est doublement mauvaise, mauvaise pour celui qui subit la peine, mauvaise pour celui qui l'inflige.

Si donc la justice est un bien, elle ne saurait … être l’œuvre de la répression pénale; mais, récipro- | quement, si elle est considérée comme le produit

. des châtiments sociaux, elle cesse d’être un bien en Soi. Effectivement ce n'est pas comme un bien en soi que le sens commun s’accorde à considérer la justice. Les pères, éducateurs naturels des enfants, les poètes, éducateurs atlitrés du peuple, peuvent bien célébrer la justice, jamais ils ne célèbrent la justice en soi *. La justice, à les en- tendre, n'est pas un bien en soi, mais un bien par rapport à autre chose que soi, et, en soi-même, un *. Elle est bonne à cause de la considération

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