‹ La thérapeutique antiseptiqueChapitre 30 sur 57 · GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

GÉNÉRALES

Maladies du système nerveux.

Nous pouvons répéter ici ce que nous avons dit au sujet des afiecLions de l'appareil locomoteur : le traitement antiseptique de ces maladies se réduit, en général, au traitement des complications multiples qui se produisent du côté des organes digestifs, des appareils circulatoires et respiratoires, etc., au cours de ces maladies.

C'est ainsi que, dans les névroses et plus particulièrement dans la neurasthdnie, on aura souvent à pratiquer l'antisepsie intestinale conformément aux règles que nous avons formulées plus haut en traitant des dyspepsies et de la dilatation de l'estomac.

La méningite devant être considérée comme une affection microbienne qui peut être produite par des microbes différents, il y a lieu d'en traiter ici, c'est-à-dire au chapitre des affections cérébrales, de même que nous avons traité de la pleurésie au chapitre des affections de l'appareil respiratoire, et de la péritonite à celui des maladies de l'appareil digestif.

Méningite.

On réunit sous ce nom collectif les diverses inflammations des méninges (pie-mère et arachnoïde) qui se produisent surtout chez les enfants, sous l'influence de causes diverses. On désigne plus particulièrement sous le nom de méningite aiguë ou méningite franche l'inflammation causée par un traumalisme, l'insolation, des excès de travail intellectuel, etc. On dit la méningite secondaire lorsqu'elle est consécutive aune suppuration locale ou générale, otorrhée, otite, carie des os du crâne, érysipèle de la face, rhumatisme, syphilis, pyohémie, endocardite, pneumonie (méningite à pneumocoques), flèvres éruptives, fièvre typhoïde. Enfin la méningite tuberculeuse est la plus grave de ces affections d'origine microbienne. La distinction clinique

TRAITEMENT ANTISEPTIQUE

„de ces différentes formes est difficile à faire dès le début ,ide l'affection, malgré l'importance de ce diagnostic au ipolnt de vue du pronostic. On sait, en effet, que si la mérningite tuberculeuse est presque fatalement mortelle, la guérison des autres formes, notamment de celles produites par des microbes autres que le Bacillus tuberculosis, n est i nullement impossible. En l'absence de l'examen bacterio- 1 logique, on se basera surtout sur les antécédents et les commémoratifs pour établir ce diagnostic. D'ailleurs le ..traitement des diverses formes (tuberculeuses ou non) est à .peu de choses près ideiitique,et, dans cette affection comme .dans la pleurésie, le succès peut être considéré comme lia pierre de touche du diagnostic: en d'autres termes, les ; méningites non tuberculeuses sont les seules qui guérissent. Nous examinerons successivement le traitement général

et le traitement local.

Traitement général de la méningite. - La constipation opiniâtre est un des symptômes qu'il y a lieu de combattre par des moyens énergiques. Le calomel agit ici à la fois comme purgatif et comme antiseptique.

M. Descroizilles prescrit :

Calomel 0 gr. 10

Poudre de rhubarbe ^ o^-^

(En 8 paquets. — 6 à par jour.)

OU bien (H. Rogek) :

Calomel 30 centigr.

Poudre de scammonée 10 centigr.

Sucre de lait S'^'-

(Pour 10 paquets. — 1 d'heure en heure jusqu'à ce qu'on ait

deux selles.)

On donne en même temps les iodures en solution ou en potion :

lodure de potassium 0 gc. 50

Sirop • ■ • 23 gr.

Eau 60 gr.

^ (Une à plusieurs cuillerées à bouche par jour.)

l'JO

LA TJIliHAl'KUTIQUE ANTISEPTIQUE,

Le Sirop iodo-iannique préconisé par GuiUermond est un excel ent moyen d'administrer l'iode chez les enfants Voici ia lormule de ce sirop :

lodo 2

ExIrak de ratanhia soluble." . ' ' ' ' g f„? Eau et sucre. . ' • ■ t> •

fouv un kilogramme de sirop On en donne un cuillcrce à bouche 2 fois le jour.

M. Dqjard.n-Bkaumetz prescrit le suirate de quinine dès le début, et, comme les cachets sont difficiles à administrer chez les enfants, il se sert de préférence de suppositoires ou Lien d injections sous-cutanées avec le bromhydrate de qmmne On n'hésitera pas à donner le médicament à hautes doses (ier,20 en 4 fois dans les 24 heures)

Comme succédané du sulfate de quinine on peut donner l antipyrmc, qui agit à la fois comme calmant et comme antiseptique.

On pourra faire l'antisepsie intestinale et générale à l aide du naphtol et du benzonaphtol.

Traitement local de la méningite. Ce traitement consiste en applications de médicaments à la fois antiphlogistiques et antiseptiques sur le cuir chevelu préalablement rasé.

M. Dujardin-Beaumetz conseille de s'abstenir de révulsifs violents (vésicatoires, frictions avec l'huile de croton tiglmm, etc.), et de s'en tenir à l'application d'une vessie pleine de glace. Le froid agit ici comme antiseptique.

M. Descroizilles n'hésite pas cependant à faire sur la tète des frictions avec la pommade suivante :

Tartre stibié 2 trp

Axonge bcnzoïaée 7 gr.' 50

M. H. Roger a recours au inercure, dont l'action antiseptique est supérieure à celle de tous les autres médicaments. Il prescrit :

Onguent mercuricl double 50 o-r.

Extrait de belladone 10 gr.'

Faire soir et matin des onctions , avec gros comme une noisette de cette pommade, sur les tempes et derrière les oreilles.

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