Le) Bactéries, 3« édit., I, p
différente ». Le traitement est ici la pierre de touche du diagnostic et les bons eiïcts de l'antisepsie intestinale ou générale sont la preuve de la nature microbienne de l'afl'ection (RoiiciiAni)).
Traitement antiseptique du rhumatisme. — Le médicament héroïque, on pourrait presque dire spécifique, du rhumatisme articulaire aigu, est le salicylate de soude, que l'on administre en solution suivant la formule suivante (Dcjardin-Beaumetz) :
Salicylate de soude 15 gr.
Eau distillée 230 gr.
Une cuilLéréc contient enviroQ 1 gramme de salicylate. On en donnera 4 à 6 par jour en moyenne. Une fois les douleurs disparues, on en donne seulement 2 à 3 grammes pendant une quinzaine de jours.
M. Bouchard joint au salicylate le bicarbonate de soude à la dose de 10 grammes par jour.
On doit toujours examiner les urines au point de vue de la présence de l'albumine, qui contre-indiquerait le salicylate de soude, et l'on surveille de près l'état cérébral, de manière à éviter toute chance d'intoxication par ce médicament. La grossesse s'oppose également à son emploi.
Lorsque le salicylate est contre-indiqué, c'est-à-dire s'il y a de l'albuminurie, M. Bocquoy le remplace par le sulfate de quinine, V antipyrine , la poudre de Bower.
Dans les mêmes circonstances, M. D[jjardin-Beaumetz donne Vexalgine et la phénacctine. Il expérimente eu ce moment le naphtol [5 conjugué au mono-sulfate de calcium, ce qui le rend très soluble. A la dose de 25 centigrammes par jour, ce naphtol conjugué donne de bons résultats dans le rhumatisme.
Même chez l'enfant au-dessus de dix ans, il est nécessaire de donner d'emblée de fortes doses de salicylate (6 grammes dans les vingt-quatre heures), par doses de 1 gramme, en cachets au besoin ou dans un grog. Les doses de 2 à 3 grammes sont absolument sans effet. L'eau de
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Wic'.iy aide cà faire tolérer le médicament (en cachets), Morsque l'estomac le supporte mal. — Au-dessous de dix ans, on donne 3 à 4 fc'ramraes, et au-dessous de six ans, :12 à 3 gi-ammes.
M. Chauffard donne actuellement la préférence à Vantiipj/rt/ie à. la dose de 4 à 8 grammes par jour. Ce médicament rne donne jamais lieu aux effets cérébraux si pénibles dans Lia médication salicylée.
Pour modérer la diaphorèse produite par l'antipyrine, on adonne quelques granules de sulfate neutre d'atropine. On y .lajoutera la diète lactée et des boissons diurétiques.
Lorsque le salicylate est contre-indiqué (néphrites, gros- >sesse, cardiopathies), M. Barth donne le sulfate de quinine eet l'antipyrine associés suivant la formule suivante :
Sulfate do quinine 0 gr. 50
Antipyrine 0 gr. 50
(Pour un cachet. — 3 par jour.)
Pour M. Faisans, l'efficacité du salicylate dans le véritable irhumatisme idiopathique est la pierre de touche du diagrnostic. Lorsque cette médication reste sans succès, c'est qu'il s'agit d'une infection spécifique ou pyohémique locallisée sur les articulations et non d'un rhumatisme vrai.
Dans le rhumatisme blennorragique, M. Besnier presccrit Viodure de potassium dès que l'écoulement a disparu, m est indispensable d'immobiliser les articulations malades, .ce qui est d'ailleurs la règle, surtout dans le rhumatisme : secondaire. Au besoin, et surtout lorsque l'affection est t fixée sur une ou plusieurs articulations, on appliquera tdes révulsifs (teinture d'iode, pointes de feu).
Viodure de potassium ou le sirop d'iodure de fer (une i cuillerée à dessert au milieu du repas, deux fois le jour ipendant quinze jours) sont administrés par J. Simon dans lie rhumatisme chronique des enfants.
Viodure de lithium est prescrit par M. Hochard à la dose (de 2o à bO centigrammes par jour dans la goutte, maladie ique d'autres traitent aussi par le salicylate.
LA TIIÉRAI'IÎUTIOUIC A N T I S lî PTIQ U E.
Nous parlerons du télano^^ au chapitre des Mal^die^^