LOTION AROMATIQUE
Acide phénique 1 gr.
Alcool à 90» 4 gr.
Eau distillée 100 gr.
LA TIlÉRArUUTrOUIÎ ANTISEPTIQUE.
Antiscjme des crachali^. — Los crachais et plus parliculièrement les crachais des phtisiques doivent (ilre l'objet de prescriptions toutes spéciales. Autant que possible on défendra de cracher dans un mouchoir : si on ne peut i'erapôcher complètement, les mouchoirs infectés ne devront jamais séjourner dans le lit ni dans la chambre du malade. Le mieux est de les brûler immédiatement. Sinon ils devront être plongés dans une solution antiseptique et nettoyés, puis désinfectés avec toutes les précautions voulues. En aucun cas, on ne permettra de cracher dans du papier, comme nous l'avons vu faire dans des familles aisées, sous prétexte que ce papier doit être jeté au feu. Le papier (généralement un fragment de journal) se déchire entre les doigts du malade, qui les essuie sur les draps, etc. A plus forte raison ne permettra-t-on pas de cracher sur ces draps, sur une serviette pliée en portefeuille, sur le plancher ou sur le tapis. On devra faire usage d'un crachoir.
Le seul crachoir pratique est celui de porcelaine ou de faïence muni d'un couvercle mobile. On le remplira à moitié de solution de sublimé à (1 ou 2 p. i 000) S et l'on veillera à ce qu'il soit vidé et nettoyé au moins deux fois dans les 24 heures. Pour cela le contenu du crachoir sera jeté dans de la sciure de bois qui sera brûlée immédiatement ; puis le crachoir sera lavé avec une solution antiseptique ou passé à l'eau bouillante avant d'être remis en usage. — En résumé on se souviendra que les crachats desséches, dont les germes sont susceptibles d'être transportés par l'air sous forme de poussières, sont seuls dangereux. Les crachats humides, immergés dans une solution antiseptique, ne présentent plus de danger, à condition d'être détruits à bref délai par le feu.
Antisepsie de la peau dans les fièvres exanthématiques. — Pour empêcher la dissémination des squames épider-
1. On peut se servir do la solution au millième additionnée do 1 gr. d'acide cldorhydrique. Laplaoc a montré récemment que cotte adjonction augmentait lo pouvoir antiseptique du mélange.
nYGIÈNE ANTISEPTIQUE DES MALADES. 263
miques sèches et réduites en poussière dans les fièvres éruptives, il sera bon d'enduire La peau du malade de vaseline boriquée ou de vaseline au sublimé. Cette précaution a un double but : d'abord elle empêche le mahide de s'inoculer lui-même par le grattage, et dans la plupart des cas elle fait avorter les boutons ou les empêche de suppurer et par suite de laisser des traces. En outre, elle est une garantie pour l'entourage, en empêchant les poussières épidermiques de se répandre dans l'air à la période de desquamation.
Une circulaire du ministre de l'Instruction publique, en France, indique les précautions à prendre avant de renvoyer en classe les enfants ayant eu des fièvres éruptives (rougeole, variole, scarlatine). Une fois guéri, l'enfant devra prendre au moins deux bains savonneux à deux ou trois jours d'intervalle. Ces bains seront précédés d'une friction du cuir chevelu faite avec de l'huile d'olive, de manière à bien détacher toutes les squames épidermiques. Pour cette dernière ope'ration, l'huile peut être avantageusement remplacée par la vaseline boriquée.
En outre, l'enfant ne peut rentrer en classe que 25 jours après le début de la maladie s'il s'agit de la rougeole. Ce laps de temps est porté à 40 jours dans les cas de variole ou de scarlatine.
Antisepsie et désinfection des déjections. — Les vases et les cabinets d'aisances doivent être tenus très proprement €t désinfectés avec des solutions antiseptiques d'un prix peu élevé, de manière à pouvoir les employer en assez grande abondance. Le sidfate de cuivre en solution à îJO pour 1000 répond bien à cette indication. On peut encore employer le chlorure de zinc (eau de Saint-Luc). La préparation désignée dans le commerce sous ce nom correspond à une solution de 77 parties du sel dans dOO parties d'eau. Ces solutions sont bien préférables au phénol, dont l'odeur est si désagréable et qui coûte beaucoup plus cher*.
1. Si l'on tient à se servir do l'acide phénique, dont l'odeur est considérée précisément par le public comme une garantie de plus, on poui-ra
LA TIH'CRAPKUTIQUE ANTISEPTIQUE.
Tramport des malades. — Dans les grandes villes, notamment à Paris, des voitures spéciales et qui sont désinfectées après chaque voyage, sont mises à la disposition du public pour le transport à l'hôpital des malades atteints de maladies contagieuses.
Antisepsie et Désinfection des haI)ilations.
Lorsqu'il s'agit de maladies contagieuses, la désinfection des objets de literie et celle de la chambre occupée par le malade doit être faite avec le plus grand soin lorsque la maladie est terminée.
En prévision de cette désinfection ultérieure, le médecin avisé et soigneux fera bien, dès le début d'une maladie qui menace d'être longue ou dangereuse, de faire enlever non seulement les rideaux du lit, mais encore toutes les tentures, les grands rideaux des fenêtres et les tapis, en un mot tous les objets mobiliers qui interceptent la circulation de l'air et peuvent servir de refuge aux microbes et à leurs germes.
Les objets de literie, surtout lorsqu'ils ont été contaminés par les déjections du malade, doivent être désinfectés avant d'être nettoyés. Il en est de môme des vêtements. Cette désinfection se fait, aujourd'hui, au moyen à'ctuves A vapeur sous pression, ce procédé étant considéré comme préférable à tous les autres. Des étuves à vapeur sous pression existent actuellement dans tous les hôpitaux de Paris, et des établissements analogues sont mis gratuitement à la disposition du public par la municipalité de Paris. On a créé aussi des étuves mobiles qui se transportent partout en cas d'épidémie.
La désinfection de la chambre occupée par le malade peut être faite de différentes manières : par le chlore, par les fumigations sulfureuses et enfin par le sublimé. Ce dernier tend de plus en plus à remplacer les deux autres,
se servir du mélange suivant, qui supprime l'emploi de l'alcool : Acide pliéniquo et acide tartriquo, de chaque 2 gr. pour 100 gr. d'eau. On sait que l'alcool diminue le pouvoir antiseptique du phénol.
comme étant la substance qui fait le moins de dégât tout en étant d'une application plus facile et plus sûre. « Là où la désinfection pour être complète exige 5 kilogrammes d'acide phéni^iue, elle est tout aussi parfaite avec i kilogramme de sulfate de cuivre ou2o grammes de bichlorure de mercure. » (Chautemps.)
La solution de sublimé à 1 p. 1000 est employée actuellement pour la désinfection des appartements par les escouades de désinfecteurs organisées par la Ville de Paris et qui sont mises gratuitement, sur demande, à la disposition du public. Les papiers et les étoffes de tenture, le bois des planchers sont imprégnés de cette solution, qui pénètre jusque dans les rainures, et le tout est brossé et frotté avec soin. Les cabinets d'aisances et les plombs sont également désinfectés. Nous avons vu des appartements récemment traités par cette méthode, et nous avons pu constater que, malgré la sécurité qu'elle présente au point de vue de l'antisepsie, les dégâts qu'elle produit sont tout à fait insignifiants.
APPENDICE
Note A
Tableau de Jalan de La Croix, résumé par Duclaux, indiquant les doses d'antiseptiques qui neutralisent l'action des bactéries pathogènes.
Les chiffres représentent le nombre de milligrammes employé pour empùcher le développement des bactéries et stériliser «n litre de jus de viande servant de milieu de culture à ces bactéries.
DOSES
DOSES
DOSES
ANTISEPTIQUES
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