‹ La thérapeutique antiseptiqueChapitre 40 sur 57 · Th. David, Les microbes de la bouche · texte numérisé non relu

Th. David, Les microbes de la bouche

Crème do tartre. .

Benjoin, myrrhe. .

Essence do menthe Alcool à 90» . . .

5 gr.

2 gr.

4 gr.

2000 gr.

Concasser et faire macérer huit jours, après avoir broyé ensemble la crème de tartre, la cochenille et le benjoin.

Cet alcoolat paraît agir surtout par les diverses essences qu'il renferme. Son usage habituel met en général à l'abri des maux de dents et des fluxions si fréquentes chez les personnes qui ont des dents cariées, même quand elles sont plus ou moins incomplètement plombées. On doit en mettre la valeur d'une cuillerée à café ou à entremets dans un verre d'eau; quelques gouttes seraient insuffisantes.

Pour l'antisepsie du canal digestif et l'antisepsie générale, on emploiera, s'il est nécessaire, le salicylate de bismuth, le salol, le naphtol et le benzo-naphtol, conformément aux règles que nous avons indiquées, (p. 156 et suivantes), en traitant des maladies du système digestif.

Hygiène des garde-malades et des personnes de l'entourage Immédiat.

Les personnes appelées à soigner les malades devront prendre des précautions hygiéniques qui découlent de l'hygiène générale, et s'astreindre aux lavages antiseptiques que nous avons indiqués (p. 243) en traitant des précautions à prendre, avant de donner des soins à une femme près d'accoucher, ou lorsqu'on doit assister à une opération chirurgicale quelle qu'elle soit.

Les précautions hygiéniques générales sont d'avoir, autant que possible, des vêtements spéciaux et appropriés aux services que l'on rend au malade ; ces vêtements devront être quittés lorsque l'on sort de la chambre du malade pour se livrer à d'autres occupations. On évitera les fatigues et les veilles trop prolongées, et l'on se nourrira d'une façon suffisante. Dans aucun cas on ne prendra ses repas dans la chambre du malade.

260 LA TJIÉRAI'EUTIQUI': A N ï 1 S E l'T 1 Q U i:.

On devra se laver les mains toutes les fois que l'on aura touché au malade ou à ses déjections : pour cela, on se servira de solution au sublimé (1 p. 1000) ou de thymol (même proportion). On se nettoiera souvent les ongles ; on se lavera fréquemment le visage, les cheveux et la barbe, et l'on prendra des bains entiers. Des promenades au dehors seront prescrites comme diversion hygiénique aux séjours prolongés dans la chambre du malade. Ces prescriptions seront d'autant plus strictes lorsqu'il s'agira d'une maladie contagieuse.

Le médecin est presque toujours forcé d'insister sur ces précautions. Pour en faire comprendre la nécessité, il n'hésitera pas à faire, tout en restant dans les généralités, un véritable cours d'hygiène raicrobiologique à l'usage des parents du malade qu'il est appelé k soigner. Certaines personnes paraissent mettre leur point d'honneur à braver les préceptes les plus élémentaires de l'hygiène dans la manière dont elles donnent les soins les plus intimes à un malade objet de leur affection. De peur de blesser la susceptibilité mal placée de ce dernier, elles négligent tout soin de propreté. A ces personnes il faut faire comprendre qu'en agissant ainsi elles risquent non-seulement leur propre santé, mais encore celle d'autres personnes qui ne leur sont pas moins chères ; qu'elles compromettent même le salut du malade en s'exposant à le i-éinfecter soit immédiatement soit au moment de la convalescence, et accroissent les dangers d'une rechute.

Le médecin devra veiller également à ce que les prescriptions hygiéniques qu'il prend et qu'il fait prendre à ses aides ne soient pas enfreintes par d'autres personnes ignorantes du danger et sans défiance. Cette remarque s'applique notamment à la pratique des accouchements : le germe de la septicémie puerpérale peut être apporté par une personne inconsciente du danger que sa présence crée pour l'accouchée. Un médecin rapportait récemment qu'après avoir pris toutes les précautions les plus minutieuses prescrites en pareil cas, il fut désagréablement sur-

pris de voir l'une de ses clientes atteinte de fièvre puerpérale peu de jours après sa délivrance. Ce ne fut qu'après une longue enquôLe qu'il apprit enfin que la mère de l'accouchée avait passé, quelques jours auparavant, plusieurs heures près d'une autre femme morte de péritonite punrpérale et avait même aidé à l'ensevelir. Cette dame n'avait aucune idée du danger qu'elle faisait courir à sa propre fille. Les personnes atteintes de cancer, de suppuration chronique, etc., sont un danger pour les malades, de même qu'elles sont elles-mêmes plus aptes à contracter une affection de nature microbienne.

L'isolement du malade, si désirable pour lui comme pour les personnes bien portantes, est possible dans les hôpitaux, mais ne peut être pratiqué, dans la clientèle de ville, que d'une façon tout à fait relative et en se reportant aux règles d'hygiène que nous avons formulées ci-dessus. Dans tous les cas, on interdira l'entrée de la chambre du malade aux personnes qui ne sont pas appelées aie soigner et plus particulièrement aux enfants, prédisposésparleur âge à contracter facilement beaucoup de maladies contagieuses.

La propreté des mains est une des conditions les plus nécessaires chez les personnes qui touchent aux malades pour éviter. de transmettre la contagion. Outre les lotions que nous avons précédemment indiquées, on peut se servir de savons sulfureux, de savons à l'acide phénique, au thymol, etc.

Voici quelques formules antiseptiques données par. M. Hélot :

1° SAVON ANTISEPTIQUE

Acide borique 15 gr.

Crème de savon des parfumeurs .... 90 gr.

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