SOCIÉTÉ D’ÉDITIONS SCIENTIFIQUES
PLACE DE l’École de médecine
4, Rue Antoine-Dubois, 4
A Monsieur le Docteur A. ROBIN
PROFESSEUR AGRÉGÉ A LA FACULTÉ DE MÉDECINE MÉDECIN DE l’HÔPITAL DE LA PITIÉ MEMBRE DE l’ACADÉMIE DE MÉDECINE
Si votre nom en tête de ce volume pouvait éclairer le corps médical sur la dette de reconnaissance que fai contractée envers vous, le plaisir que fai eu d'écrire ces pages en serait doublé.
Pendant dix-huit mois, j’ai manié les in-folio : de grand matin, avant la venue des malades, ils étaient feuilletés sur mon bureau ; le jour, ils m’accompagnaient dans mes courses, s’ouvraient sur mes genoux dans la voiture, se posaient sur les tables des gares, me délassaient en attendant l’heure du train.
Vivre dans le passé, quelle chose exquise ! Que pèsent les lourdeurs de l’heure présente à qui s'enfonce dans la lecture des vieux maîtres ? Leur foi en la science leur soufflait l'énergie au travail ; l'agitation d'une époque troublée maintenait leur esprit en haleine ; ils se sentaient vivre ; le scepticisme ne les avait pas atteints.
Et cela encore, je vous le dois : non seulement de m'avoir ouvert les horizons de la médecine, de m'avoir tant d’années soutenu amicalement par la main, mais aux jours de défaillance, de m’avoir retrempé en révélant le champ de l'histoire à mon besoin de travail.
Vous m'ave\ engagé à écrire la Thérapeutique des Vieux Maîtres : la voici dans ses grandes lignes.
Puisse cet essai ne pas être indigne de la protection indulgente dont vous m’ave:^ honoré.