‹ La thérapeutique des vieux maîtresChapitre 49 sur 52 · LOUIS ROSTAN · texte numérisé non relu

LOUIS ROSTAN

C’est alors qu’elles commencent à branler de vétusté, que les doctrines logent leurs partisans les plus décidés. Si longtemps ont-elles duré qu’on les estime inattaquables et c’est un asile toujours convoité que celui qui fournit des maximes toutes faites et solidement défendues ; au moins circulent-elles à l’abri des bouleversements qui contrarient les habitudes familières de penser.

Le solidisme, qu’elle forteresse ! Depuis deux siècles, en dépit des tentatives de l’animisme et du vitalisme, elle dominait, et voici que l’anatomie pathologique vint la cuirasser du blindage de ses découvertes. Comment ne pas juger, de retraite sûre, une position que défendaient de pareils retranchements ? Un homme de science pouvait se retirer là-dedans, sans crainte d’être dérangé ; sa réputation n’était pas mise en péril et les contemporains le baptisaient grand homme pour peu qu’il eût creusé plus profondément un fossé, surélevé quelques talus. Seulement peut-on se garer des coups de foudre de l’imprévu ? Un matin tout croula : murailles, bas-

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lions, casemates. Une orientation neuve de la science avait servi d’engin destructeur : l’inondation de l’humorisme ressuscité renversait le solidisme triomphant.

Rostan n’a pas eu le temps de voir la ruine de la citadelle d’où il enseignait la médecine. Professeur de clinique interne à la Faculté de Paris, il mourut en 1866 , laissant son nom a 1 histoire du ramollissement cérébral et avant la naissance des auto-intoxications et des poisons microbiens. Sa foi en l’infaillibilité étiologique de l’anatomie pathologique n’avait pas été ébranlée par les découvertes posthumes qui subordonnaient l’intégrité de l’organe à celle de la nutrition et la guérison de la maladie infectieuse à l’élimination heureuse des toxines.

A 1 époque ou vivait Rostan, on croyait tout savoir; la présomption naît du progrès arrêté; il y a deux siècles déjà, on reprochait à Stahl d’apporter sa pierre à un édifice que l’on jugeait achevé, et bien avant Stahl, Hippocrate estimait qu’en son temps la médecine avait fait tous les progrès qu’on en pouvait attendre, — périodes d’illusions où l’on s’imagine que la forêt a été fouillée en tous sens parce qu’on y parcourt un sentier battu.

Rostan n’échappe pas à ce travers : assez intelligent est-il pour déclarer qu’il est téméraire d’assurer qu’il n’existe rien où nous n’avons rien vu et cependant le voilà qui rejette comme chimériques les propriétés vitales sous prétexte qu’elles ne sont pas perceptibles à nos sens. Contradiction qui établit un conflit entre le mot et l’idée. On parle en sage, on pense en enfant.

Au surplus un grand nombre de propositions énoncées par Rostan ont fait leur temps : dire qu’il ne peut exister de maladies sans altération d’organes est supprimer trop prestement le trouble fonctionnel qui précède com-

munément la lésion organique. Les maladies de la nutrition ne sont nullement organiques à leur début : elles ne témoignent que d’une surveillance inattentive, d’une lassitude, d’une indifférence du système nerveux qui laisse opérer des mutations anomales dans les échanges. La lésion de l’organe n’apparaît que plus tard : elle est la consécration anatomique du trouble nutritif réalisé primordialement en dehors d’une altération quelcpnque des tissus.

Nonobstant ces lacunes excusables dans l’ère aveugle où il exerçait, Rostan n’en pratiquait pas moins une thérapeutique en quête de certitude : il rejette la médecine des symptômes. La règle imposée est de s’en tenir aux indications thérapeutiques : celles-ci seront fournies par le diagnostic, les causes, la nature, la marche de la maladie et aussi par les forces, l’âge, le sexe, les habitudes, les antécédents morbides du patient. Non pas que toutes ces indications soient d’une clarté très éprouvée : les causes des maladies, en particulier, sont obscures. La prise que nous avons sur elles est restreinte : on évite un poison, un venin, mais les maladies épidémiques, comment s’y soustraire? L’ignorance où Rostan était de leur nature microbienne, lui fait néanmoins insister sur la nécessité de l’hygiène préventive. A quoi nous applaudissons encore aujourd’hui, mais dont se souciaient peu les administrations de l’époque. Rostan nous dénonce un préfet de la Seine qui avait publié une statistique triomphante : il y était démontré que l’aération et la propreté n’exercent aucune influence sur la mortalité. Les décès s’alignaient aussi nombreux dans les colonnes consacrées aux quartiers riches que dans celles où étaient rangés les cloaques. Encore un fonctionnaire idoine à ses fonctions, ce préfet-là.

Pour Rostan, les médications sont générales, spéciales, spécifiques.

Dans les premières prend place l’eau froide. Rostan ne l’emploie que dans les inflammations extérieures, ou dans les maladies chroniques dont sont porteurs des

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sujets pâles, aux glandes engorgées. Depuis Cullen, la thérapeutique avait subi un recul : le professeur d’Edimbourg n’hésitait pas à préconiser le froid dans le traitement des fièvres : audace que réprouve Rostan.

Les médications révulsive, tonique, débilitante, excitante, complètent le chapitre des médications générales.

Les médications spéciales ont trait aux médications du tube digestif (vomitifs, purgatifs), de l’appareil circulatoire (digitale), de l’appareil sécrétoire (diurétiques), etc.

Aux maladies inconnues (variole, fièvres palustres, syphilis) conviennent les médications spécifiques (vaccine, quinine, mercure). Ce qu’on ignore le plus est ce qu’on guérit le mieux.

Encore avons-nous appris depuis Rostan comment la quinine agit dans le paludisme. Quant au reste, nous ne sommes guère plus avancés. La certitude que nous saurons dans l’avenir est toutefois la meilleure objection au scepticisme. Elle n’est pas fondée cette remarque de Rostan que les hommes supérieurs de tous les temps sont restés réfractaires à la croyance des vertus médicamenteuses. La thérapeutique a eu ses apôtres. Ils avaient la foi, mais une foi qui ne s’abuse pas forcément. On peut être fanatique et douter : fanatique de ce qu’on croit vrai, douter de ce qui demeure obscur. C’est autre chose, douter de ce qu’on ne connaît pas ou douter de tout, même de ce qui est vérifié, parce qu’on ne connaît pas tout.

Ajoutons que le scepticisme thérapeutique un peu affecté de Rostan ne l’empêchait pas d’entrer dans des détails minutieux sur un traitement à instituer.

Voici, par .exemple, une de ses ordonnances. Il s’agit d’un cas d’hystérie, caractérisé par un spasme généralisé, un sentiment de strangulation, de l’aphonie, etc. La maladie était ancienne et avait résisté à toutes les médications. Rostan conseille :

I® Des bains d’infusion de tilleul à 28 °, prolongés

pendant plusieurs heures, la malade demeurant chaque jour plus longtemps dans le bain, d’abord deux, puis trois, puis quatre heures et même davantage si le mieux ne se produit pas ;

2 ° L’usage d’une infusion de fleurs de pêcher ou de feuilles de laurier cerise. On fait infuser deux ou trois feuilles de laurier cerise ou une pincée de fleurs de pêcher pendant dix minutes environ dans un litre d’eau bouillante ;

30 L’emploi de la poudre de- belladone dirigé de la manière suivante : cinq centig. par jour pendant quatre jours, dix centig. par jour pendant quatre autres jours ; quinze centig. par jour (en trois doses) pendant quatre autres jours ; vingt centig. par jour pendant quatre autres jours (dix centig. le matin et dix centig. le soir). Augmenter ainsi la dose de cinq centig. tous les quatre jours jusqu’à concurrence de soixante centig. par jour. Avoir soin de surveiller attentivement l’action du médicament ; en diminuer ou suspendre l’emploi s’il se produit des signes d’intoxication. Dans le cas d’insuccès, essayer l’indigo sous forme de bols aux doses progressives de un gramme à seize grammes par jour.

(Ê^n dépit de ses théories, Rostan n’en agissait donc pas moins comme un praticien convaincu ; son tempérament de croyant éclatait dans la discussion. Les formules affirmatives « Il faut avouer, il est évident » soulignent la valeur du moindre raisonnement.

Tendance familière que celle-là à nombre d’esprits intelligents, mais d’une intelligence qui se nourrit des idées acceptées d’une époque. Parce qu’on pense comme le voisin, on s’imagine penser juste. Le préjugé s’impose dès l’instant où le voisin l’admet. Quant au scepticisme, il n’atteint que les idées non vulgarisées par la coutume.

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Rostan toutefois n’était pas subjugué par ses opinions à ce point qu’il se refusât à la contradiction. Il était entré en polémique courtoise avec Broussais. Le succès de la lutte lui semblait assuré.

Si l’histoire ne partage pas pleinement cette illusion de Rostan, au moins lui sait-elle gré de l’estime qu’il témoignait à Broussais. Reconnaître le mérite d’un adversaire n’est pas donné aux tout médiocres.

Avec Rostan se termine la série de nos études. Aller plus loin serait empiéter sur la période contemporaine.

CONCLUSIONS

Les divers facteurs qui ont créé l’histoire de la médecine se sont pénétrés mutuellement. Le milieu et le livre ont réagi sur l’homme avec la manière de sentir et de comprendre qui émanait d’eux. L’homme leur a répondu. Il a imprimé sa marque personnelle aux usages et croyances du milieu, aux idées traduites par le livre et le tout ainsi modifié, il l’a renvoyé prendre place dans l’atmosphère pensante de l’époque avec les œuvres qu’il avait signées à son tour. De ces courants échangés entre l’individu et le centre intellectuel ambiant, sont nées les fluctuations de la science avec ses reculs et ses progrès. C’était le recul quand l’individu s’abandonnait à l’inertie et respirait sans rien rendre, je veux dire acceptait tête courbée la tradition. Car subir la tradition, c’est mépriser la recherche, c’est en place de l’observation installer le culte des arguments et on sait où celui-ci a conduit le moyen-âge. Il croyait progresser en défendant les Arabes et marchait en arrière, inconscient et grotesque de faconde prétentieuse. Le progrès, au contraire, apparaissait avec l’individu vraiment vivant, essayant ses forces, s’impatientant contre la langueur des esprits, secouant le joug des dogmes enseignés. Avant la venue du livre le recul était ordinaire.

Dans la renaissance médicale du XVL siècle, l’imprimerie avait sa part, la réforme aussi. Et cette influence leur était dévolue à l’une et à l’autre à la suite des siècles d’immobilité auxquels s’était condamné le moyen-

CONCLUSIONS

âge. Trop longtemps on avait exalté les exercices physiques. Il y avait autre chose que le maniement du glaive et les prouesses de chevalerie. Quoi ? Le livre l’apprit. Il s’ouvrait devant des générations vieilles sous le costume de guerre, jeunes par le cerveau. Une ardeur d’étude enflamma les esprits. Ils s’emparèrent du livre comme un enfant d’un jouet merveilleux dont il n’a pas encore vu le pareil. Et ce jouet, le libre examen issu de la Réforme permettait de le manier, de le feuilleter en juge, d’en vérifier la texture, d’en tirer des applica- . tions imprévues.

, Chacun se précipitait sur le livre : les uns tenaient pour celui-ci, les autres pour celui-là. Les goûts du lecteur se dessinaient dans le choix préféré. Au milieu du XVR siècle, Fernel, écrivain disert, défendait Galien, dialecticien accompli. Dans le camp opposé, Houllier, Baillou, Duret se serraient autour d’Hippocrate ; moins littéraires, ils manifestaient en faveur du maître sobre dont ils répandaient la doctrine, accordaient la suprématie à la valeur du fond sur la richesse de la forme.

De part et d’autre, on accumulait des arguments, et mieux est, on les fortifiait par des faits. La discussion éloquente ne suffisait plus : le savant devenait indiscret; il demandait ce qui se cachait derrière la rhétorique.

Très vaillamment il se mit à la besogne, reprit la science par ses bases, corrigea, compléta, découvrit. Vésale refit l’anatomie; Servet décrivait la petite circulation ; Ambroise Paré réhabilita la chirurgie, Paracelse introduisait en thérapeutique l’agent médicamenteux actif. Les cliniciens multipliaient leurs observations.

Professeurs, simples praticiens, ils apportaient chacun leur tribut avec la parole de l’enseignement, ou dans la matière du livre.

Partis de côtés differents, les uns des sciences accessoires, les autres de la clinique, ici de la chaire du professeur, là de la pratique courante, tous se réunissaient dans la connaissance plus approfondie à laquelle

ils aboutissaient de l’homme malade. Au XVlI"“e siècle cette rencontre s’opérait plus saisissante encore avec l’apport de Harvey. La grande circulation était découverte. Elle souleva un redoublement d’enthousiasme ; une coalition d’efforts superbes pensa atteindre aux confins de la science.

Les recherches devenaient l’origine de doctrines ; des idées neuves s’élevaient sur les faits ; et chacune de ces idées créait un centre de raisonnement auquel correspondaient des déductions secondaires.

Les écoles mécanique, chémiatrique, attribuaient une action prépondérante les premières au jeu des forces physiques, les secondes aux effets des combinaisons chimiques. La thérapeutique exécutait en servante empressée les prescriptions qui dérivaient de ces spéculations.

Elle apportait le secours des agents physiques aux troubles mécaniques, combattant la pléthore par la saignée, les purgatifs, les éliminateurs de toute sorte, tandis qu’elle apprêtait les remèdeg chimiques, antimoine, et mercure, pour les sectateurs de la chémiatrie.

Plus tard vint l’animisme de Stahl, le vitalisme de Barthez, l’incitabilité de Brown, l’inflammation de Broussais. Sous d’autres noms, l’animisme de Stahl, le vitalisme de Barthez ressuscitaient la doctrine hippocratique sur le respect dont il importait d’entourer les actes naturels de la maladie. La thérapeutique se réduisait de ce fait, surveillait plutôt qu’elle n’intervenait d’une façon immédiate, se tenait sur l’expectation armée.

Au rebours de ces pratiques, celles que prônaient Brown et Broussais se montraient singulièrement aggressives. Leur théorie se réclamait non d’une conception philosophique comme celle de Stahl et de Barthez, mais de l’individualisation d’un symptôme érigé en une sorte de divinité constamment répréhensible : la diathèse asthénique et sthénique de Brown, l’inflammation de Broussais, commandaient les exercices thérapeutiques toujours de fonction, soit qu’ils eusse'nt à augmenter ou à dimi-

CONCLUSIONS

nuer l’incitation, soit que dirigés par l’inflammation, ils eussent à s’entraîner vers la saignée.

Le tort de ces doctrines était de n’appeler l’attention que sur les idées qui en composaient la trame et si ces idées, la doctrine les faisait bien voir, si elle en tirait des applications souvent judicieuses, elle avait l’inconvénient de ne pas laisser voir autre chose, de réduire le champ de vision, d’interdire à l’esprit de s’étendre en toute liberté.

A la vérité cette intolérance de la doctrine comportait son correctif immédiat ; la tyrannie du dogme empêchait sa durée. La doctrine naissait brillante et fragile, et parce qu’elle s’éteignait tout de suite, les erreurs qu’elle aurait pu propager n’avaient elles-mêmes qu’une vie éphémère.

Mais comme tout n’était pas erreur dans la doctrine, tout ne disparaissait pas avec elle. Le bon survivait, le mauvais s’effaçait, et l’observateur mis en possession de l’un, débarrassé de l’autre, se faisait ainsi peu à peu une expérience éclectique où entraient les principes à conserver et à défendre.

D’ailleurs les doctrines amenaient dans la science un bouleversement plus en surface que profond. A part les disciples trop zélés qui poussaient à l’extrême les théories du maître, les praticiens vrais demeuraient en général fidèles aux préceptes d’Hippocrate.

Et ils avaient raison; car leurs malades guérissaient. La bonne nature dont nous n’avons pas pénétré les ressorts intimes ne se montrait pas sévère à leur ignorance. Elle poursuivait son rôle tutélaire, suivait le mal dans la voie que lui ouvrait la constitution antérieure du sujet : voie favorable ou funeste au hasard des forces ou des tares rencontrées. Au-dessus de la chimie, au-dessus de la mécanique, il y avait la vie dont la santé traduit le travail normal, dont la maladie représente le trouble. Et cette vie dérangée par le mal dans ses fonctions naturelles revenait le plus souvent d’elle-même

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et grâce à la nature vigilante, à son équilibre primitif, pourvu que le médecin ne s’immisçât pas d’une façon trop importune dans ses mouvements. Suivre la nature, Hippocrate avait dit le grand mot.

Aider la nature dans ses procédés curatifs, c’est à quoi tendaient ses efforts et ceux de ses disciples.

L’absence de notions pathogéniques précises les empêchait tous de fournir la raison exacte qui inspirait leurs médications : n ayant connaissance que des symptômes, c’est d’après eux qu’ils se guidaient : en sorte que non admis à discerner la cause, ils s’attachaient aux effets.

Et c’est le motif pour lequel la thérapeutique médicale n’a pas progressé depuis Hippocrate comme il eût été désirable. Les moyens d’investigation étaient demeurés dans l’enfance, la chimie était rudimentaire, le microbe inconnu. Humeurs de l’organisme, maladies infectieuses, tout cela n’était constatable dans ses troubles et ses lésions que par des altérations déjà avancées.

Ne sachant au juste ce qu’il fallait combattre, désespérant de réduire l’ennemi derrière ses barrières ultimes, on se contentait de surveiller ses incursions et d’en réfréner les ravages trop étendus; pour l’atteindre cet ennemi, l’absence de principes médicamenteux actifs ne permettait de disposer que d’armes imparfaites; mais ces armes, tant grossières fussent-elles, gardaient leur efficacité relative. Elles servirent depuis Hippocrate jusqu’à la période contemporaine.

Moins soucieuse de la pathogénie, la chirurgie possédait son agent actif dans le bistouri ; elle tailladait, enlevait le mal qui était évident et palpable, opérait avec succès avant que la médecine pût intervenir en aussi robuste assurance.

La période moderne n’a pas rendu le chirurgien plus habile, mais elle a légitimé ses hardiesses par les succès qu’il devait à l’usage de l’asepsie et de l’antisepsie opératoires.

CONCLUSIONS

La médeci ne à son tour entre dans une ère nouvelle ; comprenant mieux la nature du mal, chaque jour elle en déjoue les effets avec plus de certitude et arrive même à le prévenir. Les échéances morbides sont évitées ; et au cas qu’il soit trop tard pour s’y soustraire, le règlement en est effectué argent comptant et sans risques. La sérothérapie vaccine, elle guérit aussi. Demain nous trouverons autre chose ; de nouveaux spécifiques sans doute. Le cancer disparaîtra après une médication interne comme la syphilis traitée par le mercure. A nos fils l’honneur de cette découverte. Nous nous contentons de travailler à l’aube. La splendeur du soleil rayonnera pour eux.

INDEX BIBLIOGRAPHIQUE ET NOTES

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