APPLICATIONS DU THÉORÈME DE CARNOT
différence entre les deuv chaleurs spécifiques est* égale à o,ooo5.
A 5o degrés, la chaleur spécifique de Teau sous volume ronslant est égale à 0,9684* La chaleur spécifique de Teau ^ous pression constante, diaprés les expériences de Regnault, est égale à 1 ,0042. La différence entre les deux chaleurs spécifiques est égale à o,o358.
Dans tous les cas, la chaleur spécifique sous pression constante est toujours supérieure à la chaleur spécifique sous volume constant. En général, la différence des deux chaleurs spécifiques est très faible pour les liquides.
Dans le cas des corps solides, Texpérience n^a fait connaître la compressibilité, d'une manière indirecte, que pour un très petit nombre de corps. Il est alors possible de calculer la chaleur spécifique de ces corps sous volume constant. Les formules attendent les expériences.
La chaleur de transformation élémentaire peut s'exprimer, (I*uDe part, en fonction de la chaleur de dilatation et de la chaleur spécifique sous volume constant, d'autre part, en fonction du travail externe et de la chaleur interne.
En identifiant ces deux expressions différentes de la chaleur (le transformation élémentaire et en éliminant ensuite la chaleur interne, M. Clausius a obtenu une relation qui lie entre elles les trois quantités suivantes : la dilatation sous volume
200 CBAPITRK X.
constant, la variation qu*éprouve la chaleur de dilatation sou> volume constant, par suite d^un changement de température, la variation quVprouve la chaleur spécifique sous volume constant, par suite d'un changement de densité opéré à une température constante (*).
En remplaçant dans cette relation la chaleur de dilatation par re\pression déduite du théorème de Carnot, la relation donnée par M. Clausius établit une corrélation entre la variation qu'éprouve le coefGcient de dilatation sous volume constant, par suite d'un changement de température, et la variation qu'éprouve la chaleur spécifique sous volume constant, par suite d'un changement de densité opt^ré à une tempéralurr constante.
Lorsque le coefficient de dilatation sous volume constan: e^t indépendant de la température, la chaleur s])écifîque sou*- \olume constant est indépendante de la den>ilé du gaz à une même température. Cette dernière propriété exprime que Ir rorps est dépourvu de travail intérieur. On arrive donc îi oette corrélation : le coefficient de dilatation sous volume constant est indépendant de la température pour les corp^ dépourvus de travail intérieur.
On a vu que le travail intérieur est, en général, très faiblr dans les gaz: des expériences délicates sont nécessaires pour meltre en évidence Texislence du travail intérieur dans l'air, dans rindrogéne et même dans Tacide carbonique. D'après les expériences de Regnault, les coefficients de dilatation de ces gaz sous volume constant sont indépendants de la température, dans des limites très étendues.
Au contraire, le coefficient de dilatation sous volume constant de l'acide sulfureux diminue lorsque la température
( • ) Théorie mécanique de la chaleur, t. I, p. .'JSg.