APPLICATIONS DU THÉORÈME DE GARNOT. I
«'•prouvées par un corps, réside dans l'existence du travail intérieur. Ce travail intérieur ne figure ni dans le théorème de (^arnot, ni dans aucune des formules qui s'en déduisent. Toutes ces formules contiennent deux éléments : l'équivalent mécanique de la chaleur et le coefficient de dilatation des gaz parfaits. •
Si Ton ne connaissait pas les valeurs de ces deux éléments fondamentaux, on pourrait passer outre et établir une théorie complète des transformations éprouvées par un corps. Il est très intéressant de rechercher si les conséquences du théorème de Carnot sont d'accord avec Texpérience; il faut alors, pour les applications, passer au calcul des valeurs numériques; il faut prendre des nombres pour l'équivalent mécanique de la chaleur et le. coefficient de dilatation des gaz parfaits.
La valeur de l'équivalent mécanique de la chaleur est aux environs de 426, avec une légère tendance à la hausse. Le coefficient de dilatation des gaz parfaits est aux environs de l'inverse de 273, avec une légère tendance à la baisse.
11 est nécessaire d'indiquer dans tout calcul les valeurs des t'iéments fondamentaux qui ont servi au calcul. Des varialions légères de ces éléments n'affectent, en général, les résultats du calcul que dans une très faible mesure. La théorie est à Tabri de ces variations.
En prenant pour l'équivalent mécanique de la chaleur et pour le coefficient de dilatation des gaz parfaits les valeurs précédentes, en prenant pour chaleur spécifique de l'air sous pression constante le nombre 0,28771 donné par Regnault, en prenant pour coefficients de l'air les nombres donnés par Begnault, la chaleur spécifique de Tair sous volume constant, à la température de la glace fondante, a pour valeur o, 168.
Le rapport des deux chaleurs spécifiques de l'air a pour valeur 1,409. Ce nombre s'écarte très peu du nombre 1,41 donné par les expériences de Cazin sur la détente des gaz.
IQ"*^ CHAPITBE X.
En prenant pour chaleur spécifique sous pression constante de Tacide carbonique à zéro le nombre 0,1870 donné par Recnauh. en prenant pour les coefficients de dilatation de ce ^z les nombres de Regnault, la chaleur spécifique sous volume constant de l'acide carbonique à zéro est égale à 0.I41.
Le rapport des deux chaleurs spécifiques de l'acide carbonique à zôro e<t égal à i,3j6. Ce- nombre est un peu supérieur au nombre 1,^91 donné par les expériences de Cazin sur la détente des <raz.
Dans le cas des liquides, l'expérience fait connaître la chaleur spécifique sous pression constante et la dilatation sous pression constante : la dilatation sous volume constant échappe aux mesures directes. On peut suppléer à cette détermination.
On a vu, dans le second Chapitre, que la loi de dilatation sous volume constant peut se déduire de la loi de dilatation sous pression constante et de la loi de compressibilité à température constante. Lorsque la compressibilité d'un liquide a été mesurée directement, on peut dès lors calculer la chaleur spécifique du liquide sous volume constant.
M. Clausius a calculé, au moyen de la formule de M. Kopp, relative à la dilatation de Teau, et des expériences de Grassi sur la compressibilité de Teau, les chaleurs spécifiques de Teau sous volume constant à la température de la glace fondante, et à 5o degrés (*).
A zéro, la chaleur spécifique de Teau sous volume constant est égale à 0,9995. La chaleur spécifique de Teau sous pression constante est prise pour unité dans la calorimétrie. La
(') Théorie mécanique de la chaleur, l. I, p. 3y5.