COHÉSION
CIENT
linéaire
d'élastJciié
56io
Si Ton excepte Targent, on voit que pour les autres métaux la valeur de la cohésion p' est sensiblement égale à la moitié du coeffîcient d^ élasticité. On ne peut prétendre à une exactitude absolue dans une comparaison de ce genre. La densité seule se rapporte à Téchantillon du métal dont le coefficient d'élasticité a été déterminé par Texpérience; le coefficient de dflatation a été pris dans les Tables usuelles. De plus Téquation (2), par la manière même dont elle a été établie, ne peut fournir qu'une valeur approchée de la cohésion.
Cette relation a le caractère d'une loi limite, dont les corps solides paraissent se rapprocher d'autant plus qu'ils sont pri<^ à des températures plus basses, dans des conditions plus voisines de l'état solide parfait.
D'après le Tableau, pour l'argent seul, la cohésion p' est environ le quart du coefficient d'élasticité, lorsque Ton prend pour poids atomique de l'argent le nombre io8, celui du fer étant 28; mais on sait que le poids atomique de l'argent doit être dédoublé, d'après les recherches de Regnault sur les chaleurs spécifiques; l'argent rentre ainsi dans la loi générale.
Il est à remarquer que la relation p'z=|Q, si elle est générale et applicable à tous les métaux, conduit, relativement à l'argent, à la même conclusion que la loi de Dulong et Petit, et cependant la relation simple qui existe entre la cohésion
SUR Là cohésion des CORPS SOLIDES. 559
et le coefficient d'élasticité ne dépend en aucune manière de ]a loi des chaleurs spécifiques.
Pour établir la relation (a), qui sert à calculer la cohésion^ on néglige les variations de la cohésion dues aux variations de température. On peut considérer les variations de la cohésion comme étant très faibles dans une certaine étendue de Téchelle thermométrique; il n'en est plus de même à deux températures notablement difTérentes, à zéro et à 200 degrés, par exemple.
D'après les expériences de Wertheim, le coefficient d'élasticité des métaux décroît en général à mesure que la température s'élève, sauf pour le fer et l'acier; le coefficient d'élasticité de ces métaux augmente de zéro à 100 degrés, pour diminuer ensuite aux températures plus élevées.
Si l'on tient compte des variations qu'éprouve la cohésion par suite des changements de température, la discussion de la relation (i) donne, à propos des variations que subissent les coefficients d'élasticité de plusieurs métaux par suite des changements de température, des résultats conformes à l'observation.
k. Elie Ritter a signalé, dès i843, une relation entre le coefficient d'élasticité, la chaleur spécifique et le coefficient de dilatation. M. Kupffer, en i85o, a traité le même sujet.
Si l'on désigne par e l'allongement qu'éprouve l'unité de longueur d'un prisme sous un poids égal au sien, la relation indiquée est la suivante