‹ La thermodynamique et ses principales applicationsChapitre 6 sur 58 · CALORIMÉTRIE. 7I · texte numérisé non relu

CALORIMÉTRIE. 7I

mesurer la vilesse du son dans Tair. La vitesse de la lumière est incomparablement plus grande que la vilesse du son. En mesurant le temps écoulé entre Tinstant où Ton aperçoit la lumière qui accompagne la détonation elTinstant où Ton perçoit le son, on peut évaluer le temps employé par le son pour franchir un espace connu.

\ewton, en analysant le mode de propagation du son, a donné une formule pour exprimer la vitesse du son dans les gaz.

Si Ton évalue la pression en poids par unité de surface, si i on appelle densité du gaz la masse de Tunité de volume du iraz, la formule de Newton consiste en ceci :

La vitesse du son dans un gaz est égale à la racine carrée 'lu quotient obtenu en divisant la pression par la densité du gaz,

La densité de Faîr est proportionnelle à la pression, pour une même température, diaprés la loi de Mariotte; d\m autre côté, la densité de Tair est inversement proportionnelle à la température absolue. D'après la formule de Newton, la vitesse du son dans l'air est indépendante de la pression et proportionnelle à la racine carrée de la température absolue : ces conclusions sont d'accord avec l'expérience. Mais, si Ton cal- <^ule la vitesse du son dans l'air d'après la formule de Newton, *»n trouve un nombre notablement inférieur à la valeur donnée par Texpérience.

Laplace a montré l'origine de ce désaccord. Newton avait supposé que la température de l'air restait constante pendant chaque compression ou chaque dilatation : il avait supposé la transformation isothermique. Laplace a pensé que les transformations, au lieu de s'accomplir à température constante, devaient s'accomplir sans variation de chaleur.

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Diri^ r*f\j**fri»-fjce de Clr-inenl el Desormes, el dans toute^ , les e\f>^rience^ aualocue^. on cherche à réaliser les condilion> les plus fa%orabIe> pour obtenir soit une détente adiabatique, soit une conipre?>>ioD adiabatique. Parmi ces conditions^ il en est une que Ton peut regarder comme une condition principale, c'e«»t de réaliser des variations de la pression ou du volume, au«»M faibles que possible.

Ce«« conditions sont remplies dans la propagation du son avec une ndélité que Ton ne saurait rencontrer dans aucune méthode directe. Le son, en se propageant dans Tair, se charge, pour ainsi dire mieu\ que personne, d^efTectuer les transformations adiabatiques.

L'observation donne la vitesse du son dans Tair, la pression el la densité du gaz. On peut donc demander, en toute sécurité, ù la formule de Laplace, la valeur du coefficient de détente de Tair.

Il ini])orlait donc beaucoup, au point de vue de la Physique

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