OPÉRATIONS: SUR LE CORPS THYROIDE
Nous ne parlerons que pour mémoire de la cautérisation au fer rouge et au canquoin (de Boxer), du drainage au séton (de Roranpus), de l’écrasement à la chaine (de CHassarexac), de l’acupuncture (de BrLLRoTH), procédés aujourd’hui abandonnés,
VERNEUIL, DuGuET, TERRILLON, puis SEBILLEAU et Prrres ont eu tout d’abord recours à :
a) L’injection interstitielle de substances modificatrices (temture’d’iode, éther iodoformé) dans l’épaisseur de la glande hypertrophiée.
b) Les ligatures des artères thyroïdiennes et
RRQ
c) La thyroïdectomie partielle sont aujourd'hui les interventions les plus en faveur.
Exécutées surtout par Brzzrora, Micxuricz, WôL- FLER et KocHer, le rôle des ligatures artérielles est surtout d'ordre palliatif, destiné à rendre la vascularisation moins intense dans la glande, et aussi, selon GirARD, d'interrompre la continuité des plexus nerveux périartériels.
La thyroidectomie partielle constitue l’extirpation extracapsulaire du goitre. Elle consiste dans l’ablation totale d’un lobe avec ablation partielle du deuxième lobe.
Le nerf récurrent et les parathyroïdes sont sorgneusement ménagés. Nous nous bornerons à décrire très sommairement les phases opératoires de cette intervention. À savoir :
1° Dénudation et libération de la tumeur ;
2° Ligature et section de ses attaches vasculaires ;
3° Section de l’isthme tyroïdien et ablation des parties hypertrophiées de la glande. LANDsrTôRM complétait la thyroïdectomie par les PSaeS des artères du lobe conservé.
d) L’exothyropexie a été tentée pour la première fois à Lyon par JABOULAY, puis ce par PoNcer et BÉRARD. Elle consiste dans la mise à nu du goitre, qui est ensuite luxé au dehors, puis laissé ainsi sous la protection d’un pansement.
D’après ces auteurs, le lobe thyroïdien se des cherait peu à peu, se sphacélerait partiellement, et finalement se rétracterait par sclérose.