‹ La Thyroïdectomie Totale: Étude anatomique; Technique; Indications dans les états asystoliquesChapitre 24 sur 60 · MAS · texte numérisé non relu

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postérieure de celui-ci, on trouve toujours un plan de clivage praticable sous lequel on pénètre assez facilement en l’abordant par le bord inférieur de l’isthme. A ce niveau, le ligament médian forme donc la limite supérieure d’une zone que l’on peut appeler un clivage, en négligeant quelques adhérences qui s’y trouvent. En effet, aucun organe dangereux au voisinage. Quelques précautions permettront d'éviter toujours la trachée.

— La zone d’adhérence signalée par Bérard est plus latérale, et nous la décrirons avec le ligament latéral. Les deux doivent en effet être attaquées ensemble, dans un temps spécial de la thyroïdectomie totale.

2. Le ligament latéral, crico-trachéo-glandulaire de Grüber, ligament latéral interne de Sébileau (fig. 2, 3, 4). — Détaché du bord postéro-interne du bord latéral, ce ligament gagne les premiers anneaux trachéaux. Sa puissance est variable. Tantôt adhérence serrée, tantôt ligament bien individualisé, il présente un aspect fibreux caractérisé dans tous les cas. Il est surtout visible

‘si on le met en tension, en relevant le lobe latéral de dehors en dedans, manœuvre qui précisément est l’un des temps de la thyroïdectomie totale. Sur le corps thyroïde, il fixe le 1/3 moyen du bord postéro-interne.et la partie voisine de la face postérieure, où 1l se continue insensiblement avec la capsule propre, à tel point que nous avons divisé ce bord par rapport à l’adhérence ainsi constituée. Sur la trachée, il s’attache à la hauteur des 1er, 2e et parfois 3° anneaux. Peu souvent, il s'étend au cricoïde. Une fois sur deux environ quelques fibres moins fortes peuvent être suivies jusqu’à l’œsophage qui est ainsi également amarré de court au corps thyroïde.

Si nous sectionnons maintenant ce ligament, nous ne tombons pas directement dans le clivage qui sépare la trachée de l’isthme thyroïdien, dont nous avons déjà parlé. Il existe en effet là une zone d’adhérence parfois

serrée entre le corps thyroïde et la trachée.

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La dissection doit être poursuivie avec beaucoup d'attention si l’on veut extraire tout le parenchyme glandulaire. C’est probablement la zone d’adhérence désignée par Bérard qui la rattache au ligament moyen, médian.

Cette « zone adhérente » (fig. 2) peut s’étendre sur une surface de 2 cm ? environ, sensiblement circulaire, remontant à 1, 2 ou 3 mm. au-dessous du bord inférieur du cricoïde, affleurant en arrière le bord postéro-latéral de la trachée. L’adhérence permet peu souvent un passage facile. En règle, elle est telle que le bistouri doit véritablement couper au ras du tissu d’enveloppe de la trachée. Une dissection peu poussée laisse parfois à cette dernière un aspect velouté, mat, dû au parenchyme véritablement incrusté dans le tissu péri-trachéal.

Les rapports de ce ligament peuvent avoir de l’intérêt.

Presque constamment, des veines reliées plus ou moins directement au réseau péri-thyroïdien ou aux veines œæsophago-trachéales, courent à la face superficielle ou à la face profonde du ligament. Elles peuvent le perforer ; souvent, nous avons vu des branches de la thyroïdienne inférieure, de calibre parfois important (1 mm. ou 2) s’engager sous le bord inférieur du ligament ou le traverser avant de se rendre au corps thyroïde.

— Cependant, le ligament latéral tel que nous l’avons décrit est indépendant des formations qui accompagnent les vaisseaux vers le corps thyroïde. Il ne saurait être confondu avec elles.

— Le récurrent longe le ligament chaque fois que celui-ci est suffisamment étendu vers l’arrière et nous avons vu combien c'était chose fréquente.

Parfois quelques fibres maintiennent le nerf contre la face externe du ligament.

Nous avons vu trois fois le nerf passer à travers la partie supérieure de ce dernier et se trouver alors au

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