LOS
Fowler et Hanson, le larynx humain, plus différencié, donc plus sensible que celui du chien, peut subir «un préjudice d’une lésion « qui n’altère pas le cri du chien ».
En tous cas, il n’est pas formellement prouvé jusqu'ici qu’une lésion du laryngé supérieur soit capable de provoquer des désordres sérieux.
Ceci au point de vue moteur ; au point de vue sensitif, l’innervation du larynx est largement assurée par le laryngé supérieur. Cependant le laryngé inférieur concourt aussi à cette innervation et l’anastomose qui unit les deux nerfs peut permettre une suppléance certaine.
Pour conclure, la section du tronc du nerf laryngé supérieur ne peut survenir sauf exception au cours de la thyroïdectomie totale.
La lésion des branches est plus à craindre, en particulier celle de la branche externe. Celle-ci peut cependant être évitée si l’on prend quelques précautions. D'autre part, la lésion serait infiniment moins grave au point de vue fonctionnel que la lésion récurentielle.
2. Le nerf laryngé inférieur ou récurrent (fig. V, VI, VIT). — Il constitue avec la parathyroïde l’un des deux énormes dangers de la thyroïdectomie totale.
Son trajet le met en rapport extrêmement intime ave le corps thyroïde. Ici, la moindre variation anatomique peut amener:la lésion du nerf. Aucun geste simple de technique ne peut le mettre à l’abri, Il est, une fois encore, indispensable de connaître à fond le siège anatomique et les anomalies possibles du nerf.
19 L'étude de l'origine du récurrent nous apporte un seul fait intéressant et à peu près universellement reconnu : le récurrent droit aborde la loge thyroïdienne assez en dehors et en avant ; le récurrent gauche est plus postéro-interne, plaqué en général dans l’angle dièdre que forment trachée et œsophage.
Mon Re
20 L'étude du trajet du nerf commence à être utile pour nous au moment où il entre en rapport avec le corps thyroïde.
À ce propos, nous pouvons envisager trois portions par rapport au ligament latéral de Grüber.
a. Au dessous du ligament de Grüber.
Le nerf est en rapport avec la face postérieure du lobe latéral, mais c’est un rapport éloigné, chirurgicalement parlant.
Il croise là les branches les plus inférieures de la thyroïdienne inférieure. À propos de la ligature des branches de la thyroïdienne, on a pu considérer que le récurrent courait là un danger.
Pour la thyroïdectomie totale, il n’y a aucun doute, le nerf récurrent n’est pas en danger avant d’atteindre le ligament de Grüber, étant donnée la technique suivie.
b. À la hauteur du ligament de Grüber (fig. III et IV)
Le nerf est en effet au contact de la glande du plutôt celle-ci est véritablement « amarrée » à la trachée jusqu’au contact du nerf ou presque. Impossible de la déloger pour l’éloigner du récurrent. 11 faut se résoudre à disséquer la glande adhérente in situ, avec tous les rapports dangereux qu'elle présente.
Nous trouvons dans l’ Anatomie des nerfs d’'Hovelacque : « Le nerf répond en dehors à la partie postérieure du lobe « latéral du corps thyroïde, lui adhérant souvent de « façon très intime, au contact des ligaments laté- « raux de Grüber ». Ceci est exact dans la position anatomique, les organes étant en place, mais lorsque le lobe latéral est repoussé en avant comme dans la thyroïdectomie, le ligament de Grüber se tend, la face postérieure du lobe devient oblique en avant et en dehors : le récurrent se trouve placé alors, en général, au contact de la trachée ou de la partie postérieure du ligament.
Un assez grand nombre d’auteurs (Trèves, de Quer-