‹ La Thyroïdectomie Totale: Étude anatomique; Technique; Indications dans les états asystoliquesChapitre 38 sur 60 · PROC · texte numérisé non relu

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vain, Gray, Fowier et Hanson cités par Buffalo et Nohren) décrivent les rapports du récurrent avec la capsule du corps thyroïde, mais ne parlent ni du ligament latéral ni de zone adhérente. Il semble cependant difficile de ne pas décrire la présence d’une formation aussi bien individualisée.

Nous trouvons au contraire dans le récent travail de Berlin, sur 70 cadavres, des précisions dont nos dissections ont paru vérifier le bien fondé.

On peut, croyons-nous, classer ainsi les différentes variétés observées :

1) Dans la plupart des cas, les récurrents sont à la hauteur du sillon trachéo-æœsophagien, en arrière du ligament de Grüber si celui-ci ne dépasse pas la trachée, compris dans ses fibres postérieures si ce ligament s’étend jusqu’à l’æœsophage. De toutes façons, ils ne sont pas au contact direct du parenchyme glandulaire et courent peu de risques dans la thyroïdectomie totale.

2) Dans les autres circonstances, le nerf entre en rapport avec le corps thyroïde, en passant en dedans du ligament soit sur toute sa longueur (une fois sur nos 20 sujets adultes) soit, plus fréquemment, sur une courte portion, près du bord supérieur en général, disposition que nous avons relevée deux fois ; enfin, le nerf peut même être partiellement incrusté dans l’épaisseur du parenchyme. Nous n'avons jamais trouvé cette disposition.

Berlin a trouvé dans 35% des cas des dispositions correspondant à notre $ 2. Nous l'avons constaté avec une fréquence bien moindre. Cela d’ailleurs n’a aucune importance dans le détail.

Il faut retenir la possibilité de rapports tout à fait intimes.

c. Le nerf disparaît sous le constricteur inférieur presqu'immédiatement après avoir quitté la zone précédente.

Il s'engage sous le bord inférieur du muscle au voisi-

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nage de la saillie que forme la corne inférieure du cartilage thyroïdien en s’articulant avec le cricoïde.

Comme le faisait encore remarquer Ziegelman, le nerf disparaît en général contre le versant postérieur de cette saillie toujours palpable, ce qui est logique si l’on veut bien se rappeler les insertions du constricteur inférieur.

En cours d'intervention ce repère, bien que seulement approximatif, peut utilement donner une idée du siège du récurrent.

L'on doit cependant connaître les cas — rares il est vrai (Berlin) — où le nerf décrit un coude dangereux avant de disparaître sous le constricteur. Une telle disposition pourrait entraîner à une faute opératoire le chirurgien trop confiant en la constance des rapports anatomiques du nerf.

30 Un mot au sujel de la division du nerf. —Celle-ci peut se faire avant la disparition sous le constricteur inférieur, disposition signalée par les classiques et reprise par les auteurs américains. Nous en reparlerons bientôt.

49 Branches collatérales du récurrent. — Nous mettons à part les branches qui vont au corps thyroïde. Au nombre de 2 à 3, de fréquence discutée, elles ne pourraient

nous intéresser qu'à un point de vue tout théorique de physiopathologie.

Les branches trachéales, œsophagiennes et celles qui se distribuent au constricteur inférieur méritent plus notre attention. Au nombre de 2 à 6 en moyenne pour trachée ou œosphage, elles se détachent en un point quelconque du récurrent, en général bas, à la hauteur du pôle inférieur du corps thyroïde, parfois plus haut. Elles peuvent être groupées par 2 ou 3 en troncs communs.

Les rameaux trachéaux, avant de gagner la muqueuse, cheminent sur la face antéro-latérale de la trachée, sous la lame fibreuse qui entoure cet organe ; par suite, la

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